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Égalité femmes-hommes

Violence chez les jeunes

La violence n'est pas seulement l'apanage des couples adultes et existe aussi chez les adolescent-e-s. Après plusieurs actions destinées aux adultes, il est utile d'intervenir auprès de futur-e-s adultes. La violence dans les relations amoureuses des adolescent-e-s correspond à celle vécue chez les adultes. On retrouve les mêmes nuances possibles, depuis l'insulte et le contrôle abusif, jusqu'à l'agression sexuelle et la violence physique.

L'adolescence est un moment clé de la vie amoureuse, lorsque les normes et comportements concernant les relations intimes se construisent et que le jeune expérimente les modèles qui l'entourent. L'expérience amoureuse peut être une occasion de consolider ou de transformer les comportements appris (Glowczewski, 1995).

Actions du BPE

Colloque : Violences sexuelles que faire ?Jeudi 25 novembre 2010 de 13h à 18h30 à la salle du Môle (Aux Pâquis)

Télécharger le flyer "Violences sexuelles que faire ?"

Les stéréotypes et les violences sexistes empêchent les jeunes hommes et jeunes femmes d'établir de relations basées sur le respect et l'égalité. A travers l'éducation, les filles et les garçons sont souvent socialisé-e-s différemment. Les principaux stéréotypes féminins font apparaître que les femmes se doivent d'être "plaisantes", "altruistes", "dépendantes", "passives". Les hommes seront par contre décrits comme "actifs", "autonomes", "conquérants", "dominateurs". Ils et elles sont éduqué-e-s différemment à occuper leur place dans la sphère familiale et publique.

Or, c'est notamment à partir des stéréotypes sexistes que se construisent les rapports de domination entre homme et femme.

A ce propos, l'anthropologue Françoise Héritier (20021) constate que le sexisme s'exprime dans toutes les cultures, parfois aussi de façon non voyante à travers les rites ou dans les images. « En effet, la domination masculine existe, agissante, opprimante, violente, dans bien des sociétés de notre monde contemporain, mais aussi de façon moins voyante, symbolique, inculquée dans les rites et les imaginaires masculin et féminin dès l'enfance, fonctionnant de manière évidente, comme naturelle et allant de soi, par prétérition, dans notre propre société comme dans toutes les cultures et dans toutes les civilisations ».

L'organisation Mondiale de la santé (OMS) indique dans son Rapport sur la violence et la santé2 que " la violence sexuelle est un problème de santé public courant et grave qui affecte des millions de personnes chaque année dans le monde, et que l'inégalité des sexes est au cœur de la violence sexuelle dirigée contre les femmes".

En Suisse, peu d'études statistiques ont été réalisées sur les violences sexuelles commises et subies par les jeunes. a fait une enquête auprès des recrues à l'armée suisse. Dans une étude du Professeur Killias (2000)3 14% des interviewés ont admis avoir commis des agressions sexuelles pendant l'année en cours. De l'enquête SMASH4 il ressort que 14.4% des filles et 1.7% des garçons ont indiqué avoir subi un abus sexuel.