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Département de l'aménagement, du logement et de l'énergie / Office du patrimoine et des sites

 

PATRIMOINE ET SITES

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Service des monuments et sitesIllustration

Illustration
 
* Un exemple de recensement :

Le recensement de la périphérie urbaine

À la fin des années 1980, en ville de Genève, le Service des monuments et des sites a dû déterminer la valeur patrimoniale des quartiers de villas qui se sont développés dès la fin du XIXe siècle et jusque dans les années 1960 à la périphérie de la ville. À cette époque, en effet, une loi (Loi sur l'extension de l'agglomération de 1957) a changé le statut de ces terrains, alors en zone de villas, pour y permettre la construction, sous le contrôle de l'État, d'immeubles à hauts gabarits. L'importante augmentation de densité autorisée par la loi devait induire une transformation radicale des quartiers concernés.

Dans un premier temps, les espaces non bâtis, les plus faciles à occuper, en particulier les parcs des anciens grands domaines, ont été lotis d'ensembles de logements (Budé, Beaulieu, Vermont, la Gradelle etc., dès les années soixante). Puis, peu à peu, les anciens lotissements de villas ont fait l'objet de plans d'aménagement en vue de leur densification. C'est alors que s'est posé le problème de la conservation d'un certain nombre d'éléments, bâtis et naturels, et par conséquent du recensement de ces secteurs.


L'étendue et la particularité de ces quartiers, les enjeux ainsi que les dispositions légales en vigueur nous ont conduits à envisager une méthode de recensement qui intègre la dimension d'aménagement, de manière à pouvoir orienter les projets d'urbanisation. Ainsi, dans une première étape une analyse de l'évolution du tissu à l'échelle de la ville a eu pour objectif de délimiter les périmètres susceptibles de détenir des éléments intéressants du point de vue patrimonial. Une fois les secteurs identifiés, le recensement a eu pour but de relever les éléments signifiants, c'est-à-dire ceux qui contribuent à définir l'image du lieu et qui peuvent être repérés tant par la connaissance de l'histoire que par celle du terrain.

Les objets pris en compte sont les bâtiments, les cheminements, les éléments naturels.
Les critères d'appréciation habituellement retenus pour définir la valeur d'un objet ont été appliqués pour opérer des sélections, à savoir: caractère exceptionnel, valeur de témoignage, valeurs artistique et esthétique, valeur historique, valeur d'ensemble. Mais le recensement avait également pour objectif de prendre en compte les potentiels de transformation du lieu, grâce à la capacité de certains éléments à être le support de la modification d'un site, en jouant le rôle de points de repère, en permettant d'assurer une certaine pérennité de la structure physique du site (continuité à travers le changement).

Ainsi certains éléments qui n'avaient pas de valeur intrinsèque — ou qui l'avaient perdue — pouvaient s'avérer déterminants pour assurer une continuité dans l'évolution du tissu urbain. Avec une telle démarche, il faut souligner que les préoccupations relevant de la protection du patrimoine rejoignent celles qui sont liées à la qualité du cadre de vie.


Grâce à la cartographie élaborée dans le cadre du recensement, la mise en relation des éléments marquants peut devenir un instrument pour le projet d'aménagement et d'urbanisme.

 

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