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Repères et indicateurs statistiques

Les repères et indicateurs statistiques (RIS) sont conçus comme des outils devant permettre de donner une vision objective et quantitative des facteurs structurants (effectifs, composantes de la population scolaire et ressources), du fonctionnement et des résultats du système genevois d'enseignement et de formation. Ils ont l'ambition d’informer la collectivité (décideurs/acteurs/citoyens) sur le fonctionnement de l'école et, ainsi, faciliter et alimenter le débat sur l'enseignement et la formation. Par leur mise en perspective temporelle, ces repères et indicateurs statistiques constituent un instrument de connaissance pour l'aide au pilotage.

A. Input – effectifs

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A1. Effectifs scolarisés dans l’enseignement public et privé


La répartition et l'évolution du nombre d’élèves scolarisés à Genève sont les premières dimensions à appréhender pour avoir une vue d’ensemble du système genevois d’enseignement et de formation et de ses deux composantes : l’enseignement public et l’enseignement privé.

Cette rubrique présente l’évolution du nombre d'élèves depuis 2000 selon le degré et le type d'enseignement, ainsi que celle des taux de scolarisation.

En 2016, plus de 96’000 élèves ou étudiant-e-s sont scolarisés dans l’enseignement public depuis le niveau primaire jusqu’au niveau tertiaire, soit une hausse de 5’600 élèves/étudiant-e-s par rapport à 2010. On observe une stabilité des effectifs entre 2015 et 2016, qui est toutefois liée au fait que les effectifs de l’Institut des hautes études internationales et du développement ne font plus partie des statistiques de l’Université de Genève. Sans cette rupture de série, les effectifs auraient continué à croitre au même rythme que les années précédentes.

Phénomène tout à fait nouveau depuis le début des années 2000, les effectifs du secondaire II général stagnent entre 2015 et 2016, après une baisse entre 2014 et 2015 (- 200 élèves environ). Ceci est à mettre en lien avec les conditions d’admission plus exigeantes au Collège et à l’Ecole de culture générale.

Il y a en revanche une augmentation du nombre d’élèves des classes d’accueil pour non francophones, liée à l’arrivée de jeunes migrants non accompagnés, ces derniers restant de surcroit deux années plutôt qu’une dans ces structures.

Dans l'ensemble, les effectifs de l'enseignement privé, depuis le niveau primaire jusqu’au niveau secondaire II général, sont en légère augmentation (+700 élèves environ depuis 2010), ce qui correspond à un ralentissement de la croissance des effectifs par rapport à la forte hausse observée jusqu’en 2010. Sur la période 2010-2016 il y a toutefois une hausse du nombre d’élèves dans l’enseignement secondaire II général privé, les élèves ayant été moins nombreux à quitter l’enseignement privé en 2016 pour aller au Collège de Genève.

En 2016, près de 86% des jeunes de 16 à 18 ans poursuivent leur formation au-delà de la scolarité obligatoire, soit presque 4 points de plus qu’en 2010. Cette augmentation est probablement en lien avec l’objectif fixé par la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP)
de « faire en sorte que 95% des jeunes de 25 ans possèdent un diplôme du secondaire II ».

Juin 2017
A2. Effectifs - disparités territoriales

A2.a Variation 2010-2014 des effectifs de l'enseignement primaire public, selon la commune de scolarisation et le secteur (pour la Ville de Genève)


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A2.b Proportion d'élèves scolarisés dans l'enseignement privé, selon la commune de domicile et le secteur (pour la Ville de Genève)


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Genève, canton-ville d'une superficie modeste, est souvent considéré comme un tout, mais d'importantes différences peuvent être observées entre les 45 communes genevoises.

Cette rubrique présente deux illustrations des disparités territoriales qui peuvent exister dans le domaine scolaire : variations des effectifs scolarisés de l'enseignement primaire public ; proportion d'élèves scolarisés dans l'enseignement privé.

Entre 2010 et 2014, les effectifs de l'enseignement primaire public ont connu, au niveau cantonal, une légère variation à la baisse (–0,5%), mais cette évolution globale recouvre d'importantes différences entre les communes du canton.

19 communes ont ainsi connu une hausse des effectifs scolarisés sur leur territoire, due parfois à la construction de nouveaux logements, mais aussi à des arrivées plus nombreuses de nouveaux élèves en 1P comparativement aux départs de 8P vers le cycle d'orientation. Cette hausse des effectifs n’a pas nécessairement entrainé l’ouverture de nouvelles classes dans ces communes, ayant souvent été répartie dans les classes existantes.

A l’inverse, 24 communes ont connu une baisse des effectifs entre 2010 et 2014. Dans la plupart des cas, la diminution des effectifs s’est accompagnée de fermetures de classes.

Un autre exemple de disparité territoriale est donné à travers la part des élèves scolarisés dans l'enseignement privé (du primaire au secondaire II général). Sur l'ensemble du canton, ils représentent environ 15% du total des effectifs, mais cette part varie fortement d’une commune à l’autre : de 5% voire moins à Meyrin et Vernier jusqu’à plus de 40% des élèves domiciliés à Vandoeuvres, Pregny-Chambésy et Cologny. Ces disparités reflètent en grande partie la géographie socioprofessionnelle du canton, les élèves fréquentant une école privée résident en effet plus fréquemment dans les communes où se concentre la population la plus aisée sur le plan social, parfois en situation de migration professionnelle de haut niveau, et souhaitant souvent une scolarité en anglais pour leurs enfants.

septembre 2015
A3. Flux d’élèves dans le territoire franco-valdo-genevois



Le canton de Genève faisant partie d’une agglomération transfrontalière, la question du lieu résidence y est très particulière. La scolarisation d’élèves non-résidents est une spécificité du système genevois d’enseignement et de formation.

Cette rubrique présente l'évolution du nombre d’élèves/étudiants résidant en France voisine (Ain et Haute-Savoie) ou dans le canton de Vaud et scolarisés dans les écoles genevoises depuis 2000, selon le degré et le type d'enseignement. Elle décrit également la répartition des élèves/étudiants non-résidents, selon la nationalité, dans les différents types de formation.

En 2015, plus de 7'600 élèves scolarisés à Genève sont domiciliés hors du canton. Ce sont les HES ainsi que les formations professionnelles de niveau tertiaire ou secondaire II qui ont la plus forte attractivité au-delà des frontières cantonales : respectivement 27%, 21% et 14% de leurs effectifs résident dans le canton de Vaud ou en France voisine.

Plus de 80% des élèves domiciliés en France voisine et suivant la scolarité obligatoire dans l’enseignement public genevois sont de nationalité suisse.

Plus de 20% des élèves du privé résident en dehors du canton. Ils sont principalement de nationalité étrangère.

octobre 2016

B. Input – composantes de la population scolaire

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B1. Diversité sociale et linguistique des élèves du public

B1.b Proportion d’élèves allophones dans l'enseignement public obligatoire, selon la commune de domicile et le quartier (pour la Ville de Genève), 2016



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B1.c Variation de la proportion d’élèves allophones dans l'enseignement public obligatoire, selon la commune de domicile et le quartier (pour la Ville de Genève), 2010-2016


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Genève est un canton-ville cosmopolite qui, par sa situation géographique et sa dynamique économique, est ouvert sur l'extérieur. Les migrations jouent un rôle prépondérant dans son évolution démographique et modifient régulièrement le paysage socioculturel.

Le Conseil d’Etat a fixé comme objectif pour l’enseignement obligatoire de
« permettre à chaque élève d’atteindre le seuil de maîtrise des attentes fondamentales définies dans le plan d’études romand (PER) ». Le défi qui se pose est de prendre en compte la diversité sociale et linguistique des élèves tout en assurant l’apprentissage et la maîtrise du français, condition nécessaire à une scolarité harmonieuse et à une intégration socioculturelle réussie.

Cette rubrique présente une photographie de la diversité linguistique et sociale des élèves scolarisés dans l’enseignement public obligatoire. Quelques informations relatives au secondaire II sont également fournies.

En 2016, 44% des élèves scolarisés à Genève dans l’enseignement public obligatoire (primaire et Cycle d'orientation [CO]) sont considérés comme allophones, soit 6 points de plus qu’en 2000. La diversité linguistique au sein des écoles publiques genevoises a également augmenté du fait que la part des « autres langues » que celles communément parlées à Genève (français, portugais, langues balkaniques, espagnol, anglais, italien, allemand) est passée de 9% à 14% sur la période.

Les élèves francophones sont proportionnellement nettement plus nombreux dans la filière du CO ayant les exigences scolaires les plus élevées (regroupement 3 et section littéraire-scientifique) dont ils représentent 64% des élèves en 2016 ; c’est également le cas de la filière gymnasiale, dont ils représentent 67% des élèves.

La diversité linguistique est, en général, plus forte dans les communes de plus de 10'000 habitants. Un peu plus de la moitié des élèves résidant en Ville de Genève et scolarisés dans l’enseignement obligatoire public ont une autre langue que le français comme première langue parlée ; c’est le cas de 56% des élèves résidant à Meyrin et de 58% à Vernier.

Origine linguistique et origine sociale sont souvent liées : dans l’enseignement public les élèves allophones sont majoritairement issus de milieu modeste ou défavorisé (51% contre 23% pour les francophones). C'est tout particulièrement vrai pour les élèves de première langue portugaise (71%) ou balkanique (66%).

Juin 2017
B2. Elèves du réseau d'enseignement prioritaire



Aujourd'hui encore, les parcours scolaires restent très différenciés selon le milieu social. Un Réseau d’enseignement prioritaire (REP) visant spécifiquement les établissements accueillant une population défavorisée sur le plan social a été mis en place, dans un établissement pilote en 2006, puis étendu progressivement. Il concerne 16 établissements du primaire en 2014.

Cette rubrique présente le profil des élèves du REP (milieu social, première langue parlée) ainsi que des éléments relatifs à leur situation dans la scolarité (proportion d'élèves en retard en 8P, orientations au secondaire I).

Compte tenu des critères pour entrer dans le REP, les établissements du REP se caractérisent par une population de milieu plutôt modeste ou défavorisé (52% en moyenne en 2014 contre 32% hors du REP) et bien souvent allophone (59% contre 40%).

Le REP n’est toutefois pas un ensemble totalement homogène : selon l’établissement, la population accueillie est composée de 48% à 69% d’élèves issus de milieu modeste ou défavorisé et de 45% à 71% d’élèves allophones.

Du fait de leurs caractéristiques socioéconomiques, les élèves fréquentant un établissement du REP sont un peu plus nombreux à avoir des parcours scolaires plus difficiles. En 2014, à la fin de l’école primaire, en 8P HarmoS, 17% des élèves du REP sont en retard dans leur scolarité contre 11% en moyenne dans les autres établissements. Par ailleurs, lors de la transition vers le secondaire I, les élèves qui ont effectué leur 8P dans un établissement du REP ont été un peu moins nombreux à être orientés, à la rentrée 2014, dans le regroupement 3 du Cycle d’orientation (regroupement aux exigences scolaires les plus élevées) comparativement aux élèves scolarisés dans un établissement hors du REP (56% contre 68%).

mai 2015
B3. Elèves de l'enseignement spécialisé public et subventionné

B3.g Proportion d’élèves de l’enseignement primaire public fréquentant un regroupement spécialisé, selon leur commune de domicile, 2016


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En 2008, suite à la réforme de la péréquation financière, l'enseignement spécialisé est devenu une compétence cantonale relevant de l'instruction publique. Depuis 2015, la nouvelle loi sur l'instruction publique formalise les bases de la pédagogie spécialisée qui s'adresse aux enfants et jeunes à besoins éducatifs particuliers ou handicapés (BEPH), et en définit les prestations (par exemple la logopédie, la psychomotricité, les mesures de soutien pour élèves de l'enseignement régulier, ou encore la prise en charge d'élèves dans les structures de l'enseignement spécialisé).

Cette rubrique présente une photographie d’un seul volet de la pédagogie spécialisée, à savoir la prise en charge d'élèves dans les structures de l'enseignement spécialisé.

En 2016, l’enseignement spécialisé public et subventionné accueille un peu moins de 1'840 élèves, soit environ 450 élèves supplémentaires par rapport à l’année 2000, l’essentiel de cette hausse s’étant produite avant 2010.

Les garçons représentent près de 70% des élèves de l’enseignement spécialisé contre 51% dans l’enseignement public régulier. Cette proportion varie de 45% dans les institutions pour polyhandicaps à 76% dans les institutions accueillant des élèves ayant des troubles de la personnalité et des apprentissages.

L'enseignement spécialisé accueille également proportionnellement davantage d'élèves de nationalité étrangère et de milieu social modeste ou défavorisé comparativement à l'enseignement régulier (57% d’élèves de nationalité étrangère tous types de structures confondus, contre un peu moins de 40% dans le primaire et le secondaire I ; 40% d’enfants d’ouvriers contre 29% dans l'enseignement public régulier). Là aussi, la répartition varie sensiblement d'un type d'institution à un autre.

Les regroupements spécialisés se situent principalement en Ville de Genève et dans cinq communes périurbaines (Lancy, Meyrin, Onex, Vernier et Versoix). De fait, les élèves qui sont scolarisés dans ces regroupements spécialisés, sont très inégalement répartis sur le territoire cantonal : plus de 80% des élèves de ces regroupements habitent les communes où se trouvent ces derniers.

L’intégration des enfants et des jeunes à besoins éducatifs particuliers ou handicapés au sein de l’enseignement régulier est un objectif prioritaire du département et diverses formes intégratives se sont multipliées depuis 2010. Entre 2011 et 2016, les places disponibles dans une structure intégrative ont augmenté d'environ 10%.

Depuis quelques années, le DIP souhaite également introduire progressivement le principe d’une école genevoise inclusive qui vise à s’adapter aux besoins de chaque élève afin d'assurer son maintien ou son intégration complète dans l'enseignement régulier. Un recensement des différentes mesures favorisant le maintien de ces élèves dans l’école régulière est actuellement en cours et permettra de les étudier sous l'angle statistique au cours des prochaines années.

octobre 2017
B4. Caractéristiques des élèves de l’enseignement privé



L’enseignement privé constitue une composante substantielle du système genevois d’enseignement et de formation par son étendue, son ancienneté et tient pour partie au contexte international de Genève.

Cette rubrique analyse le profil des élèves scolarisé dans les niveaux primaire à secondaire II général privé (nationalité, langue parlée, milieu social, lieu de domicile) et le compare à celui des élèves de l’enseignement public de ces mêmes degrés. Cette rubrique renseigne également sur la place de l’enseignement privé dans l’ensemble du système genevois d’enseignement. Enfin, elle présente une typologie des écoles privées.

Les effectifs de l'enseignement privé ont augmenté de près de 500 élèves entre 2010 et 2015. Cette hausse de +3% correspond à un net ralentissement par rapport à la forte hausse observée jusqu’en 2010.

Tous niveaux d’enseignement primaire à secondaire II général confondus, 18% des élèves scolarisés à Genève fréquentent une école privée en 2015 (contre 13% en 2000).

Environ deux tiers des élèves de l’enseignement privé primaire à secondaire II général sont de nationalité étrangère. Par voie de conséquences, ces élèves sont bien souvent allophones. En 2015, 36% seulement des élèves du privé sont francophones contre 58% des élèves scolarisés dans les degrés primaire à secondaire II général de l’enseignement public.

Les frais d’écolage de l’enseignement privé, plus ou moins élevés selon les établissements, rendant l’accès à cet enseignement conditionné en grande partie par les ressources financières de la famille, la majorité des élèves de l'enseignement privé appartient à un milieu social plutôt aisé. Les enfants de cadres supérieurs représentent, en 2015, 42% des élèves scolarisés dans une école privée contre 20% des élèves scolarisés dans une école publique.

20% des élèves scolarisés dans l'enseignement privé sont domiciliés hors du canton de Genève contre moins de 4% des élèves du public.

Les écoles privées se différencient par leur offre éducative : en 2015, 72% des élèves scolarisés dans l’enseignement privé fréquentent des établissements qui offrent principalement des programmes scolaires étrangers ; 13% des élèves sont scolarisés dans des écoles dispensant principalement le Plan d’études romand ; 6% fréquentent une école ayant une sensibilité religieuse et enfin 10% sont accueillis dans une école privée proposant une méthode pédagogique spécifique.

juin 2016

C. Input – ressources

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C1. Personnel enseignant de l’enseignement public



Les ressources humaines consacrées à l’éducation font partie des grandes dimensions à appréhender pour avoir une vue d’ensemble du système genevois d’enseignement et de formation.

Cette rubrique présente l’évolution du nombre d’enseignant-e-s entre 2010 et 2016, exprimé en personnes et en postes équivalents temps plein (ETP). Elle s’intéresse également aux caractéristiques sociodémographiques du personnel enseignant des différents degrés d’enseignement : âge et part des femmes.

Le nombre de postes d’enseignant-e-s dans l’enseignement public (DIP, hautes écoles spécialisées [HES] et Université) s’élève à environ 8'480 postes équivalents temps plein (ETP) en 2016, soit une augmentation de près de 600 postes par rapport à 2010, qui a permis de faire face aux nouveaux besoins (introduction du mercredi matin pour le cycle moyen et augmentation des heures de soutien à l’école primaire, nouveau cycle d’orientation) ainsi qu’à l’augmentation soutenue du nombre d’élèves au secondaire II (volées nombreuses, arrivée importante de jeunes migrants dans les classes d’accueil pour non francophones).

En 2016, les femmes représentent globalement 58% du total du personnel enseignant à Genève. La part des femmes diminue au fur et à mesure que le degré d'enseignement s'élève : 84% au primaire, 59% au CO, 50% au secondaire II, respectivement 40% et 44% dans les HES et à l’Université. Même si l’évolution 2010-2016 est minime, on note toutefois une très légère augmentation de la part des femmes dans les degrés supérieurs de l’enseignement et notamment à l’Université (+2,5 points de pourcentage).

En 2013, les départs d'enseignants, liés au Plend (Plan d'encouragement aux départs à la retraite anticipée), et leur remplacement par de nouveaux enseignants ont été plus élevés qu’habituellement, mais cela n’a pas eu d’effet de rajeunissement de la pyramide des âges : entre 2010 et 2016, on observe une baisse de la part des enseignants âgés de 35 ans et moins (passée de 33% à 28%), celle des enseignants âgés de 50 ans et plus étant restée stable.

Juin 2017
C2. Taille et structure des classes (enseignement primaire)



La taille des classes est un élément important sur le plan éducatif, qui suscite de nombreux débats. Elle est souvent mentionnée comme pouvant avoir une influence sur les apprentissages des élèves puisque des effectifs moins nombreux permettent aux enseignants de mieux prendre en compte les besoins pédagogiques individuels des élèves, et plus particulièrement ceux des élèves ayant des difficultés scolaires. C’est la raison pour laquelle les établissements du réseau d’enseignement prioritaire (REP) ont moins d’élèves par classe, afin de favoriser l’égalité des chances en matière de réussite scolaire.

La taille des classes est également un paramètre sur lequel les décideurs politiques peuvent vouloir agir pour maitriser les dépenses d’éducation. Le Conseil d’État a pour sa part fixé comme objectif prioritaire pour l’enseignement de « garantir des conditions d’enseignement optimales à la réussite scolaire ».

Cette rubrique présente une photographie de la taille des classes entre 2000 et 2016, et l’évolution de leur structure au cours des années récentes (2010, 2015 et 2016).

L'effectif moyen des classes du primaire est de 20 élèves par classe. Il est resté stable entre 2015 et 2016, l’augmentation de 260 élèves ayant en effet été accompagnée de l’ouverture de 22 classes supplémentaires.

Le nombre moyen d’élèves en classes d’accueil à 50% a légèrement augmenté avec la hausse soutenue du nombre d’élèves (arrivée de migrants fuyant les conflits du Moyen-Orient et de l’Afrique).

On compte environ deux élèves de moins par classe dans les établissements du REP (18,2 élèves contre 20,3 en moyenne hors du REP en 2016).

Le nombre de classes régulières accueillant 18 élèves ou moins a augmenté dans les deux types d’établissements (REP/hors REP) entre 2010 et 2016, mais plus fortement en REP.

En 2016, 23% de l'ensemble des classes de l'enseignement primaire sont organisées en double degré. Cette proportion, en baisse depuis le début des années 2000, dépend aujourd’hui bien souvent de la taille des cohortes d’élèves inscrits dans chaque degré et des marges de manœuvre des écoles (typologie et contraintes de locaux notamment). Ce sont les élèves de 1P et 2P qui sont, plus souvent que les autres, en classes à double degré.

Juin 2017
C3. Taille et structure des classes (enseignement secondaire I)



Au cycle d’orientation, les élèves sont répartis dans trois regroupements (R1, R2 et R3) ou sections (communication et technologie [CT], langues vivantes et communication [LC], littéraire et scientifique [LS]) qui correspondent à des effectifs par classe différents afin de s’adapter aux besoins pédagogiques des élèves (en principe 14 élèves au maximum en R1/CT, 18 élèves au maximum en R2/LC, 24 élèves au maximum en R3/LS).

Le Conseil d’Etat a fixé comme objectif prioritaire pour l’enseignement de
« garantir des conditions d'enseignement optimales à la réussite scolaire », le suivi de cet objectif se faisant par des indicateurs relatifs au nombre moyen d’élèves par classe et par le taux de classes du cycle d'orientation dont le nombre d'élèves dépasse les maxima réglementaires.

Cette rubrique présente une photographie ponctuelle de la taille des classes au 31 décembre 2016, celle-ci pouvant évoluer au cours de l’année scolaire en fonction des arrivées et départs des élèves (à l’intérieur du canton ou avec l’extérieur du canton) et des réorientations des élèves (passerelles).

L'effectif moyen des classes du secondaire I est de 18,5 élèves par classe au 31 décembre 2016 contre 18,1 élèves par classe au 31 décembre 2015 et 17,9 au 31 décembre 2014, cette légère augmentation étant liée à une optimisation du remplissage des classes.

Le nombre d’élèves par classe est en moyenne de 11,3 élèves en regroupement 1/section CT, de 16,8 élèves en regroupement 2/section LC et de 23,2 élèves en regroupement 3/section LS.

38% des classes atteignent, voire dépassent, au 31 décembre 2016, les maxima d’élèves par classe fixés par le règlement (contre 25% en 2015 et 22% en 2014). Ces maxima ne doivent pas être dépassés en moyenne sur l’année, ce qui n’exclut pas qu’ils puissent être dépassés à certains moments très ponctuels. Ces dépassements sont la contrepartie de la souplesse du système de passerelles pour orienter chaque élève dans la section qui lui convient le mieux durant son parcours au secondaire I, souplesse qui entre par ailleurs en tension avec l’optimisation du remplissage des classes demandée par la Cour des comptes.

Juin 2017

D. Fonctionnement – parcours de formation

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D1. Transitions à l'intérieur du primaire



Dès la scolarité primaire, on observe des différenciations de parcours à la fin de chaque année scolaire.

Cette rubrique présente les transitions des élèves à l’intérieur de l’enseignement primaire : promotion au degré supérieur, redoublement, saut d'un degré, orientation vers l’enseignement spécialisé, départ vers l'enseignement privé ou hors du canton.

Selon le degré suivi dans l’enseignement primaire public régulier (1P à 8P), 93% à 96% des élèves sont promus dans le degré supérieur.
Le redoublement intervient principalement en 3P et 4P, dernières années du cycle élémentaire et période des apprentissages fondamentaux et d’entrée dans l’écrit.

76% des élèves entrés en 2009 en 1P (qui s’appelait alors 1ère enfantine) dans l’enseignement public sont en 8P en 2016, ce qui signifie qu’ils ont traversé les années d’école primaire sans incident ou changement de parcours.

Environ 5% des élèves de cette cohorte ont une année de retard par rapport à l’âge théorique et 2% ont au contraire une année d’avance et sont déjà au cycle d’orientation ; 2% des élèves ont quitté l’enseignement régulier pour l’enseignement spécialisé (ou y sont en intégration partielle) et 3% se sont dirigés vers une école privée. Enfin, 11% des élèves ne sont plus scolarisés dans une école genevoise.

Dans cette volée d’élèves, on n’observe quasiment plus de différence dans les parcours des filles et des garçons, contrairement aux volées précédentes.

Le redoublement touche davantage les enfants issus de milieu modeste ou défavorisé que les enfants de cadres supérieurs (9% contre 2%), tout comme l’orientation vers l'enseignement spécialisé (4% contre 1%).

Moins le milieu social d’origine est favorisé, plus la proportion d’élèves en retard augmente au fil de la scolarité, les écarts se creusant à partir de l’entrée dans l’écrit (4P). En fin de 8P, 16% des élèves issus de milieu modeste ou défavorisé ont au moins une année de retard dans leur scolarité, contre 6% seulement des enfants de cadres supérieurs.
À noter toutefois que l’écart s’est réduit depuis 2010.

octobre 2017
D2. Transitions entre le primaire et le secondaire I



A la rentrée 2011 une nouvelle organisation du cycle d'orientation (CO) est entrée en vigueur : à la fin de l’école primaire, en fonction de leurs moyennes annuelles de 8P dans trois disciplines principales (français I, français II et mathématiques), les élèves sont orientés dans trois regroupements du CO (R1, R2 et R3). Le système d’orientation, soutenu par le dispositif pédagogique des passerelles (soutien scolaire spécifique) doit permettre à certains élèves de changer de regroupement (en cours ou en fin d’année scolaire) de manière plus aisée que dans l'ancien système ; en revanche, les normes d’admission sont plus sélectives qu’auparavant à l’entrée du CO.

Cette rubrique présente les orientations après la 8P et les réorientations promotionnelles durant le premier trimestre de 9e au CO.

Sur la base des moyennes annuelles dans les trois disciplines principales, 7% des élèves qui étaient en 8P en 2013-14 sont orientés à la fin de l’année scolaire dans le regroupement du CO à exigences scolaires élémentaires (R1), 26% dans le regroupement à exigences scolaires moyennes (R2) et 64% dans le regroupement à exigences scolaires élevées (R3).

La proportion d’élèves orientés en fin de 8P dans les différents regroupements du CO varie assez fortement selon le milieu social
d’origine : compte tenu de leurs moyennes, seuls 48% des élèves issus de milieu modeste ou défavorisé sont orientés dans le meilleur regroupement du CO, contre 70% des élèves issus de la classe moyenne et 80% des élèves des milieux aisés.

En ce qui concerne les différences liées au genre, les moyennes annuelles obtenues en 8P donnent accès au meilleur regroupement (R3) à 69% des filles et à 59% des garçons.

Un peu plus de 200 élèves, soit environ 5% de la cohorte sortie de 8P, ont eu une réorientation promotionnelle durant le 1er trimestre de la 9e du CO grâce aux passerelles prévues par la loi sur le nouveau CO.

Ces réorientations concernent 16% des élèves qui avaient été orientés en R1 à la rentrée scolaire et qui sont en R2 au 31 décembre qui suit ainsi que 14% des élèves orientés en R2 qui s’avèrent être en R3 au 31 décembre.

décembre 2015
D3. Transitions à l'intérieur du secondaire I septembre 2015
D4. Transitions vers l’enseignement secondaire II



Après la scolarité obligatoire, l’accès aux différentes formations de l’enseignement secondaire II est conditionné par les filières suivies au CO et par les notes obtenues par les élèves.

Cette rubrique présente les transitions vers l’enseignement secondaire II. Elle montre que les formations générales sont, à Genève, toujours largement préférées par les élèves et leurs familles et que l’apprentissage dual est quasi déconnecté de la sortie du cycle d’orientation (CO).

En 2014, moins de 4% des élèves sortant du CO commencent en effet directement un apprentissage dual. Près de la moitié des élèves optent pour la filière gymnasiale (47%) ; 15% des élèves choisissent une formation professionnelle se déroulant à plein temps en école et 13% vont à l’école de culture générale (ECG).

Près de 14% des jeunes sortant du CO n'arrivent pas à entrer directement dans une filière certifiante du secondaire II, essentiellement en raison de difficultés scolaires et, pour tenter d'en rejoindre une ultérieurement, doivent passer par une structure de transition. Enfin 8% des jeunes de 11e ne poursuivent pas leur formation l’année suivante dans le secondaire II public, soit parce qu’ils redoublent, soit parce qu’ils s'orientent vers une école privée, quittent Genève, ou abandonnent, temporairement le plus souvent, leur formation.

Les orientations après le CO restent fortement différenciées selon le genre et le milieu social d’origine. Les filles ayant suivi plus fréquemment que les garçons des filières à exigences élevées au CO, s’orientent davantage dans les filières généralistes (60% d’entre elles vont au Collège et 16% à l‘ECG), alors que les garçons sont, non seulement moins nombreux à entrer dans la filière gymnasiale (43%), mais choisissent également plus fréquemment une orientation professionnelle (29%), notamment duale.

Une origine sociale modeste va quant à elle souvent de pair avec une orientation vers des structures de transition (25%) ou des formations professionnelles (24%). Seuls 35% des élèves de milieu modeste vont au Collège, alors que c’est le cas de 75% des jeunes issus des milieux plus favorisés.

septembre 2015
D5. Transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire II



Le processus d’orientation initié durant la scolarité obligatoire se poursuit dans l’enseignement secondaire II.

Cette rubrique présente l’analyse des transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire II. Elle montre que les trajectoires scolaires à l’intérieur de ce niveau sont complexes, hiérarchisées et s’écartent parfois des cheminements prévus par l’institution. Elle présente également un focus sur le profil des jeunes ayant obtenu un titre dans le domaine de la santé et du social en 2016.

Alors que la filière gymnasiale est choisie par près de la moitié des jeunes à la fin de la scolarité obligatoire, elle certifie à peine 27% de l’ensemble des diplômés du secondaire II public. Des réorientations s’opèrent, principalement durant les deux premières années du Collège, majoritairement vers l’ECG ou le Centre de formation professionnelle (CFP) de commerce.

43% des titulaires d’un certificat de l’ECG et 48% des titulaires de la maturité spécialisée sont ainsi passés par le Collège.

Les réorientations sont marquées socialement : les élèves de milieu modeste vont moins souvent au Collège mais s’y maintiennent également moins durant les 4 ans qui suivent leur entrée au Collège.

La proportion de jeunes qui avaient été promus par tolérance à la sortie du CO est cinq fois plus élevée chez les jeunes qui se sont réorientés vers l’ECG après un passage par le Collège que parmi ceux qui ont obtenu leur maturité gymnasiale en 2016 (39% contre 8%).

Près de la moitié des titulaires d’un CFC dans le domaine de la santé et du social sont passés auparavant par l’ECG (en y ayant obtenu ou non un certificat), ce qui illustre la problématique de l’allongement des parcours scolaires pour ces jeunes ; cela s'observe également à travers l’âge moyen à l’obtention de ces CFC (24,5 ans dans le domaine de la santé et 25,7 ans dans celui du social).

octobre 2017
D6. Transitions entre l’enseignement secondaire II et tertiaire



Une fois leur formation secondaire II achevée, les diplômé-e-s peuvent entrer sur le marché du travail ou décider de poursuivre leurs études.

Cette rubrique présente l'évolution du nombre de jeunes hommes et jeunes femmes nouvellement inscrits dans une formation professionnelle supérieure ou une formation bachelor (HES, école polytechnique ou université). Elle décrit également la répartition selon le genre, dans les différentes HES ou facultés de l'Université de Genève. Elle s'intéresse enfin à la provenance des étudiants fréquentant une HES genevoise, ainsi qu'à la part des Genevois qui vont faire leurs études tertiaire hors du canton.

Les jeunes ont tendance à poursuivre plus longtemps leurs études, ce qui entraine une augmentation soutenue du nombre de nouveaux étudiants dans les formations bachelor. En 2015, environ 1'400 jeunes hommes et jeunes femmes sont nouvellement inscrits dans une formation bachelor d’une HES genevoise et près de 2’900 le sont à l’Université de Genève.

Les HES genevoises accueillent près de 400 nouveaux étudiants supplémentaires par rapport à 2010. Cette augmentation concerne principalement la Haute école de santé [HEDS], (attrait croissant de la filière bachelor en soins infirmiers) et la Haute école de gestion (création du bachelor en International Business Management).

En 2015, les jeunes femmes représentent 57% des nouveaux inscrits dans l'enseignement tertiaire genevois. Elles sont surreprésentées dans les formations santé-social (73% et plus) et sont au contraire quasi absentes des formations de techniciens ou d'ingénieurs. Les jeunes hommes font quant à eux leur entrée dans les filières de la santé, traditionnellement massivement féminines (20% des étudiant-e-s nouvellement inscrits à la HEDS).

juin 2016
D7. Durée de la formation jusqu’à l’obtention d’un diplôme secondaire II



Le Conseil d’Etat a fixé comme objectif prioritaire pour l’enseignement de « réduire la durée des parcours scolaires » notamment dans l'enseignement secondaire II. Théoriquement, sans retard au cours de la formation (redoublement et/ou réorientation), une certification secondaire II s’obtient en 2, 3 ou 4 ans après la sortie du CO.

Cette rubrique présente le temps nécessaire pour obtenir un premier titre secondaire II depuis la fin de l’école obligatoire.

La durée effective de formation jusqu’à l’obtention d’une certification secondaire II est souvent plus longue que la durée théorique, ceci étant en partie à rapprocher de l’objectif national fixé par la CDIP, qui vise à certifier 95% d’une classe d’âge. Les jeunes commencent quasiment tous une formation après la scolarité obligatoire, et tendent également à s'y maintenir, même en cas de difficultés, jusqu'à l’obtention d’une certification. Ceci limite le nombre d'interruptions précoces de formation mais augmente le nombre de redoublements, de réorientations et d’interruptions temporaires et donc, au final, la durée des parcours de formation au secondaire II.

Selon le diplôme, la durée moyenne entre la sortie du CO et l’obtention d'une première certification secondaire II s’écarte de 4 à 40 mois de la durée théorique. La maturité gymnasiale est le seul diplôme qui s’obtient en moyenne dans le délai théorique de formation (4,3 ans de durée effective après le CO pour une durée théorique de 4 ans). A l'inverse, les attestations fédérales de formation professionnelle (AFP) connaissent proportionnellement l’écart le plus long, entre la durée théorique (2 ans) et la durée effective depuis la sortie du CO jusqu’à l’obtention du diplôme (presque 5 ans).

Globalement, 42% des élèves issus du CO ont obtenu leur certification de niveau secondaire II « à l’heure » ; 26% l’ont obtenue avec une année de retard et 13% l’ont obtenue avec deux années de retard.

juin 2016
D8. Jeunes en rupture de formation (données à venir) à paraître
D9. Transitions entre l'enseignement public et privé


La quasi-totalité des élèves effectuent leur scolarité du primaire au secondaire II dans un même type d’enseignement, public ou privé. Certains élèves passent toutefois de l’un à l’autre pour diverses raisons: difficultés scolaires, rejet ou valorisation d’un type d’enseignement à un moment de la scolarité, attentes parentales spécifiques, charge financière supportable ou non.

Cette rubrique présente l’évolution des mouvements d’élèves entre l’enseignement public et l’enseignement privé (départs et arrivées) depuis 1995, selon le degré d'enseignement.

Les échanges entre public et privé concernent un très petit nombre d’élèves: environ 920 élèves en 2016, soit à peine 1% des élèves scolarisés à Genève.

En 2016, le nombre des arrivées en provenance de l’enseignement privé est toujours supérieur à celui des départs vers celui-ci, mais de façon moins marquée qu’en 2015. Les années 2013 à 2016 tranchent avec la tendance qui était observée depuis le début des années 2000, et ressemblent en cela à 1995, année marquée par la crise économique.

Les départs les plus nombreux vers le privé, se font depuis l’école primaire et plus particulièrement à la sortie de la 8P, ce phénomène étant stable depuis 10 ans. Les arrivées les plus nombreuses en provenance du privé se font, quant à elles, au secondaire II, cette tendance s’étant accentuée au cours des années 2000. En 2016, on comptabilise 240 élèves passant du privé au secondaire II public, et c’est principalement le Collège de Genève qui les attire. C’est toutefois moins qu’en 2015 (280 élèves), ce qui représente une rupture notable par rapport à la tendance à la hausse observée jusque-là.

octobre 2017
D10. Espérance de scolarisation



L’espérance de scolarisation donne une estimation moyenne du nombre d’années pendant lesquelles un enfant peut s’attendre à être scolarisé au cours de sa vie, en se basant sur les taux de scolarisation observés une année donnée. Son évolution peut tenir à des facteurs structurels tels que la modification de lois relatives au système d’enseignement ou des objectifs fixés pour l’instruction publique. Elle peut également varier en fonction des choix d’orientation des élèves et/ou de la conjoncture économique.

Cette rubrique présente l’évolution de l’espérance de scolarisation entre 2001 et 2015.

A Genève, selon les taux de scolarisation observés en 2015, un enfant résident âgé de 4 ans au 31 décembre peut s’attendre à passer en moyenne 17,2 années dans le système d’enseignement à raison de 8 années environ dans l’enseignement primaire, 3 années dans l'enseignement secondaire I (ces durées correspondant à la durée théorique de la scolarité obligatoire), 4,3 années dans l’enseignement secondaire II et 2 années dans l’enseignement tertiaire.

Cela correspond à 11 mois de plus sur les bancs de l’école comparativement à un enfant du même âge en 2001 (6 mois de plus dans l’enseignement secondaire II et 5 mois de plus dans l’enseignement tertiaire).

L’allongement de la durée de la scolarité est dû en partie à une complexification des parcours scolaires au secondaire II qui est aussi le reflet de la lutte contre l’échec scolaire (contrepartie assez inévitable de la volonté politique de qualifier le plus grand nombre de jeunes) : respectivement 25% et 17% des jeunes résidents de 20 ans et 21 ans sont encore scolarisés dans l’enseignement secondaire II en 2015.

L’allongement de l’espérance de scolarisation à Genève est toutefois surtout synonyme d’augmentation du niveau de formation de la population résidente : en 2015, la poursuite de la formation par des études de niveau tertiaire concerne un peu moins de 30% des jeunes résidents âgés de 21 à 23 ans contre seulement 23% en 2001 (soit une croissance d'un peu plus de 6 points).

L’augmentation de l’espérance de scolarisation dans le tertiaire entre 2001 et 2015 est principalement due à l’attrait des HES qui se sont développées au cours de la période.

décembre 2016

E. Fonctionnement – soutien aux familles

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E1. Nombre d’usagers de l’animation parascolaire



L'accueil à journée continue, accepté à 81% lors d’une votation populaire le 28 novembre 2010, est inscrit dans la constitution genevoise. Les familles doivent pouvoir, avec une participation financière de leur part, bénéficier pour leurs enfants qui suivent la scolarité obligatoire dans l’enseignement public, d’un accueil chaque jour scolaire.

Cette rubrique présente l’évolution du nombre des usagers de l’animation parascolaire depuis la création du Groupement intercommunal pour l’animation parascolaire (GIAP) en 1994. Elle présente également l’évolution de la part des écoliers concernés et du nombre de jours de fréquentation hebdomadaire sur la période 2005-2015. Enfin, elle fournit des informations sur le profil des usagers (catégorie socioprofessionnelle des parents, nationalité, degré fréquenté à l’école primaire).

En 2015, durant la semaine de référence, près de 21’000 écoliers et écolières, c'est-à-dire plus de 60% des élèves du primaire, ont pris leur repas de midi au moins une fois dans un restaurant scolaire sous la surveillance d’animateurs-trices du GIAP ; 11'000 élèves, soit près du tiers des élèves du primaire, sont allés au moins une fois aux activités parascolaires entre 16h et 18h.

Au cours des dix dernières années, l'augmentation globale de la fréquentation de l'accueil parascolaire le midi et en fin d'après-midi s'est accompagnée d'une intensification de la fréquentation sur la semaine. En 2015, les deux tiers des usagers de l’accueil du midi y sont allés 3 ou 4 fois, près de 55% y étant allés les 4 jours entiers d’école (lundi, mardi, jeudi, vendredi).

En 2015, la moitié des élèves de milieu modeste prennent au moins une fois par semaine leur repas au restaurant scolaire, contre les deux tiers environ des autres élèves, ceci étant probablement à rapprocher du fait que, dans les milieux modestes, les situations de précarité (recherche d'emploi) sont plus fréquentes et les femmes moins actives professionnellement.

A l’inverse, les enfants de nationalité suisse sont légèrement plus nombreux à avoir fréquenté au moins une fois un restaurant scolaire ou l’accueil parascolaire après l’école durant la semaine de référence (ils représentent environ 64% des usagers contre moins de 61% de l'ensemble des élèves du primaire).

La fréquentation de l’animation du parascolaire varie selon le degré fréquenté à l’école primaire : elle augmente jusqu'en 4e HarmoS pour décroître ensuite jusqu’à la fin de l’école primaire.

décembre 2016
E2. Disparités territoriales de l'usage de l'animation parascolaire

E2.a Taux de fréquentation de l'accueil parascolaire le midi


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E2.d Taux de fréquentation de l'accueil parascolaire l'après midi


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Quarante-deux des 45 communes genevoises font partie du Groupement intercommunal pour l’animation parascolaire (GIAP) et proposent un accueil le midi. Trente-neuf d'entre elles offrent également un accueil l'après-midi. L’animation parascolaire, financée actuellement par les communes (à 90%) et par le Département de l’instruction publique, de la culture et du sport (à 10%), sera une tâche exclusivement communale à partir de janvier 2017, dans le cadre de la répartition des tâches canton-communes.

Cette rubrique présente le taux de fréquentation de l’accueil du midi et de l’après-midi (16h-18h) dans les différentes communes du canton, ainsi que leur évolution entre 2010 et 2015.

En 2015, les plus forts taux d’élèves inscrits au moins une fois par semaine au restaurant scolaire s’observent surtout dans des communes éloignées du centre et dont la population est plutôt favorisée : Collonge-Bellerive (72%), Meinier (79%) ou Corsier (78%). Cependant, les plus forts taux d’élèves inscrits trois fois ou plus par semaine s'observent davantage en Ville de Genève et dans des communes suburbaines, comme Lancy ou Vernier, dont la population est plus modeste, voire défavorisée.

Ce sont les communes de Bellevue, Confignon et Carouge qui ont vu leur taux de fréquentation de l’accueil du midi augmenter le plus depuis 2010 (+10 points).

Le taux de fréquentation au moins une fois par semaine de l’accueil de 16h à 18h varie de 15% à 50% selon les communes, les plus forts taux s’observant autant dans des secteurs assez populaires de Genève (Plainpalais-Jonction, Pâquis) que dans des petites communes rurales présentant peu de signes de précarité sociale (Russin ou Céligny) voire assez favorisées (Corsier, Hermance ou Collex-Bossy).

décembre 2016

F. Résultats – compétences des élèves

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F1. Compétences des élèves en fin de 4P



Des épreuves cantonales élaborées par la Direction générale de l’enseignement obligatoire (DGEO) visent à évaluer les connaissances et compétences acquises par les élèves. Elles ont pour fonction principale de vérifier l’atteinte des objectifs du plan d’études romand par les élèves et participent également à la certification.

Cette rubrique présente les résultats des épreuves de 2011 (année scolaire 2010-11) et de 2015 (année scolaire 2014-15) en français et en mathématiques, en fin de 4P c’est-à-dire à la fin du cycle 1 : scores moyens et taux de réussite (proportion d’élèves ayant atteint le seuil d’exigences fixé par la DGEO). Cette rubrique renseigne également sur le lien entre certaines caractéristiques des élèves et leurs compétences en fin de 4P : genre, milieu social, première langue parlée, situation dans la scolarité (« à l’heure » ou « en retard »).

Environ 94% des élèves atteignent le seuil de réussite fixé par l’institution scolaire aux épreuves cantonales 2015 de fin de 4P.

Ce taux global de réussite particulièrement élevé cette année-là en français et en mathématiques, s’explique en partie par le fait que les élèves de milieu modeste ont plutôt bien réussi les épreuves cantonales en 2015.

Ceci peut être lié à l’introduction du Plan d’études romand (PER) et des nouveaux moyens d’enseignement romands (MER) tels que ALEDA (« A l'école des albums ») et ALELI (« A l’école des livres ») utilisés pour l’apprentissage de la lecture.

Il convient toutefois d’être très prudent, car les épreuves cantonales sont en cours de standardisation mais ne l’étaient pas encore en 2014-15 et elles ne sont donc pas directement comparables du point de vue de leur niveau de difficultés, d’une année à l’autre. On peut donc également faire l’hypothèse que les épreuves 2015 de 4P ont été plus faciles que celles des années précédentes et ces résultats très encourageants demandent donc à être confirmés par la suite.

septembre 2015
F2. Compétences des élèves en fin de 8P



La dernière année d’école primaire (8P), est un moment clé de l’orientation des élèves. C’est en effet sur la base de leurs moyennes annuelles dans trois disciplines principales (français I, français II et mathématiques) que les élèves de 8P sont dirigés vers l’un des trois regroupements du Cycle d’orientation (R1, R2, R3) échelonnés dans leurs exigences scolaires.

Les connaissances et compétences acquises par les élèves de 8P sont évaluées tout au long de l’année par les enseignants titulaires de classes mais également au moyen d'épreuves cantonales externes élaborées par la Direction générale de l’enseignement obligatoire (DGEO). Ces épreuves cantonales, ayant lieu en fin d’année scolaire, ont pour fonction principale de vérifier l’atteinte des objectifs du plan d’études romand par les élèves et participent également à la certification.

Cette rubrique présente les résultats des épreuves 2015 (année scolaire 2014-15) en français et en mathématiques, en fin de 8P : scores moyens et taux de réussite (proportion d’élèves ayant atteint le seuil d’exigences fixé par la DGEO). Cette rubrique renseigne également sur le lien entre certaines caractéristiques des élèves et leurs compétences : genre, milieu social, première langue parlée, situation dans la scolarité (« à l’heure » ou
« en retard »).

La part des élèves qui atteignent le seuil de réussite aux épreuves cantonales 2015 de 8P est variable selon la discipline : elle est nettement plus élevée en français I (94%) qu'en mathématiques (77%) et surtout qu'en français II (66%)

En fin de 8P, filles et garçons obtiennent des résultats similaires en compréhension de l'écrit et mathématiques.

En revanche, l'effet de l’origine socioéconomique est très marqué, et l’est parfois plus qu’à la fin du cycle élémentaire (4P). Dans la cohorte d’élèves ayant passé les épreuves de 4P en 2011 et celles de 8P en 2015, les inégalités de réussite selon la première langue parlée, le milieu socioéconomique et la situation dans la scolarité sont restées stables en français, mais se sont creusées en mathématiques.

décembre 2015
F3. Compétences des élèves en fin de 9e année



En première année du Cycle d'orientation (9e année de la scolarité obligatoire), les compétences des élèves sont évaluées dans les différentes disciplines du plan d'études romand (PER) tout au long de l'année par les enseignant-e-s.

Cette rubrique présente la distribution des moyennes annuelles en français, mathématiques et allemand dans les différents regroupements (R1, R2, R3, échelonnés selon un niveau croissant d'exigences scolaires).
Elle renseigne également sur les différences de moyennes qui existent entre filles et garçons, entre allophones et francophones, ou encore selon la catégorie socioprofessionnelle des parents, ou la situation dans la scolarité. Elle s'intéresse enfin à l'orientation des élèves en fin de 9e année selon leur statut de promotion.

Les filles sont meilleures que les garçons en français, ce qui est un constat habituel de la littérature scientifique. En 9e R3,48% des filles et seulement 31% des garçons ont une moyenne annuelle égale ou supérieure à 5 dans cette discipline. En revanche, constat plus inhabituel, filles et garçons obtiennent en mathématiques des moyennes annuelles similaires en 2016-17.

L’orientation dans les trois regroupements du CO est assez fortement liée au milieu social des élèves et l’on observe également des différences dans les moyennes annuelles de 9e en fonction de ce facteur. C’est notamment le cas en 9e R3 : en français et en mathématiques, plus de la moitié des élèves de milieu favorisé ont une moyenne égale ou supérieure à 5 ;
c’est deux fois moins chez les enfants de milieu modeste.

Le fait de parler une autre langue que le français à la maison est un facteur de risque dans les apprentissages scolaires. Les élèves parlant le français à la maison sont nettement plus nombreux dans la section à exigences élevées et y réussissent un peu mieux que leurs camarades allophones :
en R3, ils sont respectivement 44% et 34% à obtenir une moyenne annuelle égale ou supérieure à 5 en français ; 42% et 35% en mathématiques.

Les élèves ayant une année de retard en 9e obtiennent en général de moins bons résultats, le retard scolaire à ce stade de la scolarité étant souvent le signe de difficultés rencontrées dans les apprentissages antérieurs.
En R3, 20% environ des élèves en retard ont une moyenne inférieure à 4 en français (contre 6% des élèves « à l’heure »).

octobre 2017
F4. Compétences des élèves en fin de 11e année



Le Conseil d’État a fixé comme objectif pour l’enseignement obligatoire de permettre à chaque élève d’atteindre le seuil de maîtrise des attentes fondamentales définies dans le plan d’études romand (PER).

Cette rubrique présente le taux de réussite (proportion d’élèves ayant atteint le seuil de suffisance fixé par la direction générale de l'enseignement obligatoire (DGEO) aux épreuves communes (EVACOM) de 2017 (année scolaire 2016-17) en français, mathématiques et allemand dans les différentes sections (Communication et technologie [CT], Langues vivantes et communication [LC], Littéraire-scientifique [LS], échelonnées selon un niveau croissant d'exigences scolaires) et selon le profil des élèves de LS (latin, langues vivantes, scientifique). Elle renseigne également sur les différences de compétences qui existent entre filles et garçons, entre allophones et francophones, ou encore selon la catégorie socioprofessionnelle des parents, ou la situation dans la scolarité. Elle s'intéresse enfin aux relations entre les notes obtenues aux épreuves communes et les moyennes annuelles.

Bien que les barèmes soient adaptés aux exigences différenciées des sections, le pourcentage d'élèves atteignant la note de 4 (seuil de suffisance) est malgré tout plus élevé dans la section LS (section aux exigences scolaires les plus élevées) que dans les deux autres sections : 77% des élèves de LS réussissent l'EVACOM de français, contre 71% des élèves de LC et 57% des élèves de CT.

Ce sont globalement les élèves ayant le profil latin (L) qui réussissent le mieux les épreuves communes. Ils sont proportionnellement plus nombreux à atteindre le seuil de suffisance mais aussi à avoir obtenu de bonnes notes (5 et plus) dans toutes les disciplines y compris les mathématiques.

Les filles ont un meilleur taux de réussite que les garçons en français et c’est l’inverse en mathématiques. Dans cette discipline, les écarts filles-garçons sont toutefois quasi inexistants en section LS.

C’est en LS, section présentant la plus grande mixité sociale, que les différences selon le milieu social sont les plus marquées : près du tiers des élèves issus de milieu modeste ou défavorisé n'atteint pas le seuil de suffisance à l'épreuve de français contre 15% pour la catégorie sociale la plus favorisée.

Les élèves parlant le français à la maison sont un peu plus nombreux à obtenir de bonnes notes (5 et plus) à l’EVACOM de français que leurs camarades allophones ; en revanche, le fait d’être allophone ne semble pas avoir eu d’effet négatif sur la réussite à l’EVACOM de mathématiques.

Sans surprise, les notes obtenues par les élèves aux EVACOM sont corrélées de façon positive à leurs moyennes annuelles dans les mêmes disciplines : plus un élève a une moyenne annuelle élevée, plus il obtient également une note élevée à l’EVACOM.

En section LS d'une part, et en mathématiques d'autre part, il y a une meilleure correspondance entre les travaux d'évaluation des enseignants et l'épreuve externe.

octobre 2017
F5. Compétences des élèves du REP



Les élèves du réseau d’enseignement prioritaire (REP) sont plus souvent issus de milieu modeste ou défavorisé et/ou allophones. Du fait de ces caractéristiques socioéconomiques, les élèves qui fréquentent un établissement du REP ont, en moyenne, de moins bons résultats que les élèves scolarisés hors du REP.

Cette rubrique présente les résultats des épreuves cantonales de 2015 (année scolaire 2014-15) en français et en mathématiques, selon le type d’établissement, et l’évolution des taux de réussite REP/hors REP depuis 2011.

En 4P, les écarts de réussite observés entre les élèves des établissements du REP et hors du REP se sont réduits, entre 2011 et 2015, en compréhension de l'écrit comme en mathématiques. Cette évolution prometteuse demande toutefois à être confirmée par la suite.

En 8P, la part des élèves qui n’atteignent pas le seuil de réussite en compréhension de l’écrit aux épreuves 2015 est de 30% parmi les élèves du REP contre 20% parmi les élèves scolarisés hors du REP.
En mathématiques, les écarts de réussite en fonction du type d'établissement sont nettement plus marqués : 37% des élèves du REP n'atteignent pas le seuil de réussite contre 20% hors du REP

L’évolution des écarts, moins favorable en 8P qu’en 4P, peut s’expliquer par le fait que les élèves de 8P n'ont pas forcément été scolarisés toute leur scolarité dans le REP, que les connaissances sont souvent cumulatives et qu’il est difficile de rattraper les lacunes installées au début du primaire.

En ce qui concerne les trois disciplines principales déterminant l’orientation au secondaire I en fin de 8P (français I, français II, mathématiques), les moyennes annuelles des élèves du REP sont plus basses que celles des élèves hors du REP.

La moitié des élèves du REP sont admissibles en R3, contre plus des deux tiers des élèves hors du REP ; un tiers des élèves du REP est admissible en R2, contre 1 élève sur 4 hors du REP ; enfin 13% des élèves du REP sont admissibles en R1 contre 6% hors du REP.

décembre 2015

G. Résultats – certification

  Mise en ligne
G1. Première et deuxième certification de niveau secondaire II



Permettre à un maximum de jeunes d’obtenir une certification secondaire II est l’un des objectifs prioritaires du Conseil d’Etat en lien avec celui de la Confédération et des cantons, renouvelé en 2011 (« faire en sorte que 95% des jeunes de 25 ans possèdent un diplôme du secondaire II »). Obtenir un diplôme secondaire II est en effet de plus en plus considéré comme le bagage scolaire minimal requis pour pouvoir s’insérer durablement sur le marché du travail et dans la vie sociale et économique d’une façon générale.

L’Office fédéral de la statistique revoit actuellement sa méthodologie de calcul du taux d’obtention d’une première certification et des comparaisons intercantonales ne seront possibles que dans un « futur éloigné ».

Cette rubrique s’intéresse à la répartition de la certification secondaire II entre première et deuxième certification obtenue. Elle présente également le taux genevois de première certification, qui concerne uniquement les personnes âgées au plus de 25 ans afin de se caler au mieux sur la nouvelle méthodologie de l’OFS.

En 2016, 7'279 certifications de niveau secondaire II ont été délivrées par des écoles publiques et privées genevoises, soit environ 160 de plus qu’en 2015. Cela correspond à 6'745 personnes certifiées, puisque certaines personnes ont obtenu deux certifications secondaire II en même temps.

Le taux de 1re certification secondaire II obtenue au plus tard à 25 ans est égal au nombre de personnes de 18 à 25 ans qui obtiennent pour la première fois une certification secondaire II rapporté à la population susceptible d’obtenir une certification. Ce taux s’élève à 82% en 2016.

La volonté de revaloriser la formation professionnelle et de démocratiser l’accès à l’enseignement tertiaire a par ailleurs donné lieu à la création de nouvelles formations secondaire II, permettant notamment l’accès aux formations tertiaires des hautes écoles spécialisées. Après un premier diplôme secondaire II, de plus en plus de jeunes poursuivent leur formation pour acquérir un deuxième. C’est ainsi le cas de 23% des certifiés qui ont obtenu, en 2016, une 2e certification de niveau secondaire II au plus tard à 25 ans.

Le nombre de personnes qui obtiennent une certification secondaire II après 25 ans ne cesse, quant à lui, d’augmenter, ayant plus que doublé entre 2010 (413 personnes) et 2016 (953 personnes).

Pour comprendre ces résultats

Juin 2017
G2. Type de diplôme secondaire II et âge à l’obtention



À l’issue d’une formation de niveau secondaire II public, la réussite des élèves ou des apprenti-e-s se traduit par la délivrance d’une certification : maturité gymnasiale, maturité professionnelle, maturité spécialisée, certificat de culture générale, certificat fédéral ou cantonal de capacité, attestation de formation élémentaire ou de formation professionnelle.

« Revaloriser la formation professionnelle » est l’un des objectifs prioritaires du Conseil d’Etat tout comme « réduire la durée des parcours scolaires » et « offrir un dispositif de qualité incitant les adultes à se former et reconnaissant leurs acquis ».

Cette rubrique présente l’évolution et la répartition des certifications de niveau secondaire II délivrées par les écoles publiques genevoises, mais également celles des écoles privées ou celles délivrées selon l’article 33 de la nLFPr. Elle s’intéresse aussi à l’âge d’obtention de ces diplômes, ce qui renseigne, dans une certaine mesure, sur la durée des parcours scolaires mais aussi sur le cumul de plusieurs diplômes secondaire II.

La part des maturités gymnasiales diminue au profit des maturités professionnelles et spécialisées (-11 points de pourcentage depuis 2000, dont – 4 points entre 2010 et 2016).

Le CFC est, depuis quelques années, le diplôme secondaire II le plus délivré par les écoles publiques (38% en 2016, dont 22% en voie duale), ce qui constitue une évolution importante du système genevois de formation.

Le commerce et la vente sont les domaines professionnels qui attirent le plus les apprentis (48% des CFC obtenus en école à plein temps en 2016 et 25% des CFC obtenus par la voie duale sont des CFC d’employés de commerce).

Les jeunes qui optent pour la voie à plein temps en école obtiennent leur CFC deux ans plus tôt que ceux qui choisissent la voie duale (respectivement 21,0 ans et 23,1 ans en moyenne en 2016), cet écart d’âge venant du fait que l’entrée dans la formation professionnelle à plein temps en école se fait de manière un peu plus directe après l’école obligatoire que la formation duale.

Juin 2017
G3. Taux de réussite aux examens (secondaire II)



À l’issue d'une formation de niveau secondaire II, la réussite des élèves ou des apprenti-e-s se traduit par la délivrance d’une certification : maturité gymnasiale, professionnelle ou spécialisée, certificat de culture générale, certificat fédéral de capacité (CFC), attestation fédérale de formation professionnelle (AFP).

Cette rubrique présente la proportion de candidats ayant réussi ou échoué à l'examen entre 2014 et 2016, selon le diplôme et selon l'option ou l'orientation suivie. Elle renseigne également sur les écarts de réussite aux examens entre filles et garçons ou selon le milieu social.

En 2016, en moyenne 83% des candidats ont obtenu leur diplôme du secondaire II, le taux de réussite aux examens de niveau secondaire II variant de 95% pour la maturité gymnasiale à 70% pour le certificat de culture générale.

Les candidats ayant réussi aux examens du secondaire II sont en général un peu plus jeunes que ceux qui ont échoué (en moyenne 2 à 7 mois de différence en 2016, selon le diplôme). Le fait d’avoir redoublé ou d’avoir été réorienté au cours de la formation semble affecter très légèrement la réussite à l’examen.

Pour un diplôme donné, le taux de réussite peut varier selon l’option ou l’orientation choisie. La maturité gymnasiale est le diplôme pour lequel la variation de la réussite selon l’option est la plus faible. La variation la plus forte de la réussite selon l’option s’observe pour la maturité spécialisée avec un taux de réussite allant de 68% pour l’optionSanté à 93% pour l’option Arts.

En ce qui concerne les examens de formation professionnelle initiale (CFC et AFP confondus), il faut relever que le taux de réussite varie selon le pôle de formation, allant en 2016 de 73% en moyenne dans le pôle Arts Appliqués à 96% dans le pôle Santé et social.

Les écarts filles-garçons de réussite aux examens de niveau secondaire II ne sont pas significatifs, sauf dans le cas de la maturité gymnasiale et surtout de la maturité spécialisée. Au cours des années 2014 à 2016, les filles ont eu en moyenne un meilleur taux de réussite que les garçons à la maturité gymnasiale (96% ou 97% contre 91% à 93%) et à la maturité spécialisée (77% contre 70%).

Il n’y a plus de différenciation sociale dans la réussite à la maturité gymnasiale en 2016 (contrairement aux deux volées précédentes). Il faut toutefois relever que les élèves de milieu modeste semblent s’être moins maintenus au Collège que dans les volées précédentes.

octobre 2017

H. Résultats – impacts et effets

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H1. Situation 18 mois après une certification secondaire II



Après l’obtention d’une certification de niveau secondaire II, commence une nouvelle phase importante pour l’avenir professionnel des jeunes, qui va les mener vers la vie active ou vers la poursuite d'études.

Cette rubrique présente la répartition selon le diplôme, le genre et la catégorie socioprofessionnelle de la volée des diplômés 2013. Elle s’intéresse également à la situation des diplômés du secondaire II, 18 mois après l'obtention de leur titre, à partir des données d’une enquête menée périodiquement par le SRED.

Le type de diplôme secondaire II obtenu est fortement différencié selon le genre et le milieu social d’origine : les jeunes femmes représentent 63% des titulaires d’un diplôme de type général ; à l’inverse, les jeunes hommes représentent 57% des titulaires d’un diplôme de type professionnel.

Les jeunes issus de milieu modeste sont sous-représentés parmi les titulaires de la maturité gymnasiale (22%) et sont à l’inverse surreprésentés parmi les titulaires d’un diplôme professionnel (76% des titulaires d’une AFP et 55% des titulaires d’un CFC dual).

Dix-huit mois après l’obtention de leur titre, 80% des jeunes titulaires d’un diplôme du secondaire II général poursuivent des études, alors que dans le cas d’un diplôme professionnel, 68% sont en emploi ou en recherche d’emploi.

La maturité professionnelle conduit aussi bien à poursuivre les études (essentiellement en HES) (53%) qu’à s’insérer sur le marché du travail (40%).

octobre 2016
H2. Accès au marché du travail



La transition vers l’emploi est une problématique majeure des systèmes de formation puisque le risque d’être confronté au chômage est sensiblement plus élevé pour les jeunes que pour le reste de la population (9.5% contre 3.5% en moyenne; SECO, 2015).

Cette rubrique présente la situation sur le marché du travail des diplômés 2013 (en emploi, en recherche d’emploi) selon le diplôme. Elle s’intéresse également à la qualité de l’emploi exercé ainsi qu’aux perspectives d’avenir.

Les jeunes titulaires d’une AFP connaissent le taux de recherche d’emploi à 18 mois le plus élevé (29% des titulaires) et les titulaires d’une maturité professionnelle le taux le plus faible (5%).

En ce qui concerne le CFC, le risque de chômage semble un peu plus faible pour le CFC dual (14%) que pour le CFC à plein temps en école (19%).

Le CFC dual permet par ailleurs une bonne qualité d'intégration professionnelle. Les conditions de travail précaires sont plus rares (11% seulement des jeunes présents sur le marché du travail ont un emploi à durée déterminée), et la satisfaction vis-à-vis du travail exercé est plutôt meilleure que celle des autres jeunes.

Après l’obtention d’un titre secondaire II général, les passages vers la vie active restent minoritaires et ont souvent un caractère transitoire. Environ 20% des titulaires d’un certificat de l’ECG ou une maturité spécialisée occupent un emploi. C’est le cas d’à peine 4% des titulaires d’une maturité gymnasiale.

octobre 2016
H3. Poursuite de la formation après une certification secondaire II



Après l’obtention d’une certification de niveau secondaire II, certains jeunes décident de poursuivre des études. C’est souvent le cas après un diplôme secondaire II général, mais depuis la mise en place des maturités professionnelles et des Hautes écoles spécialisées (HES), les détenteurs de titres professionnels continuent plus fréquemment des études.

Cette rubrique présente le type de formation suivie 18 mois après, selon le diplôme secondaire II obtenu, à partir des données d’une enquête menée périodiquement par le SRED (volée des diplômés 2013). Elle s’intéresse également à la satisfaction vis-à-vis de la formation suivie.

92% des titulaires d’une maturité gymnasiale obtenue en juin 2013 sont en formation 18 mois après, principalement dans une haute école universitaire (université, école polytechnique fédérale).

C’est également le cas de 74% des titulaires d’une maturité spécialisée et de 53% des titulaires d’une maturité professionnelle, qui poursuivent principalement leurs études dans une HES (respectivement 56% et 46% des titulaires).

Dix-huit mois après l'obtention de leur certificat de culture générale, 60% des titulaires sont en formation. La variabilité des formes de la poursuite de la formation (HES, école supérieure de formation professionnelle, CFC) fait écho à la variabilité des parcours des jeunes avant leur certificat de culture générale.

La poursuite d’études après l’obtention d’un CFC dépend sensiblement de la voie suivie : environ un tiers des jeunes ayant fait leur apprentissage à plein temps en école poursuivent leur formation contre moins de 15% pour les apprentis de la voie duale.

Pour un peu plus du quart des titulaires d’une attestation de formation professionnelle (AFP), ce diplôme fonctionne comme une propédeutique pour le CFC qu’ils n’ont pas pu intégrer directement en raison de leurs difficultés scolaires.

De manière générale, les jeunes montrent une satisfaction relativement élevée à propos de leur choix de formation (score moyen de 7.8 sur 9), de son contenu (7.4 sur 9), des possibilités d’études ultérieures (7.4 sur 9) ou des perspectives d’emploi (7.2 sur 9).

octobre 2016
H4. Niveau de formation de la population résidente



Le niveau de connaissances, de qualification et de compétences de la population adulte a des répercussions bénéfiques sur le bien-être individuel et social (épanouissement personnel, amélioration de la santé, plus grande participation à la vie civique, etc.) ainsi que sur la prospérité économique des pays. Posséder un diplôme secondaire II est aujourd’hui considéré comme étant le bagage scolaire minimal requis pour pouvoir s’insérer durablement sur le marché du travail et dans la vie sociale et économique d’une façon générale.

Cette rubrique présente le niveau de formation de la population adulte résidant à Genève selon différents critères (âge, lieu de naissance, genre), à partir des données de l'enquête suisse sur la population active (ESPA). Elle fournit aussi des informations sur la participation des femmes à la vie active ou sur l’employabilité des résidents selon leur niveau de formation.

À Genève, le niveau de formation de la population résidente adulte âgée de 25 à 64 ans, c'est-à-dire en âge de travailler et ayant le plus souvent achevé sa formation, a progressé depuis les années 2000. En 2015, 45% des résidents genevois déclarent avoir achevé une formation de niveau tertiaire contre 37% en 2000.

Genève connaît une migration de personnes peu qualifiées ou, à l’inverse, de personnes hautement qualifiées : en 2015, 23% des résidents genevois nés à l’étranger ne sont pas allés au-delà de la scolarité obligatoire et 44% ont achevé une formation de niveau tertiaire.

À Genève, les femmes de 25-64 ans sont nettement plus nombreuses qu’ailleurs en Suisse à avoir une formation tertiaire. En 2015, elles sont 44% dans cette situation, ce qui est une proportion similaire à celle observée pour les hommes du même âge (46%).

Les femmes sont beaucoup moins actives professionnellement (en emploi ou au chômage) lorsqu’elles ont un ou plusieurs enfants de moins de 15 ans vivant dans leur ménage : en 2015, 77% des mères avec un niveau de formation tertiaire sont en activité (contre 95% de leurs homologues sans enfant), 23% d’entre elles restant donc au foyer.

Les femmes actives résidant à Genève exercent moins souvent leur activité professionnelle à temps partiel que les autres femmes en Suisse, surtout lorsqu’elles ont un ou plusieurs enfants de moins de 15 ans : c’est le cas de 59% des mères résidant à Genève contre 81% en moyenne en Suisse.

décembre 2016



Historique des indicateurs statistiques

Avant 2015 : Indicateurs du système genevois d'enseignement et de la formation (SGEF)

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