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Repères et indicateurs statistiques

Les repères et indicateurs statistiques (RIS) sont conçus comme des outils devant permettre de donner une vision objective et quantitative des facteurs structurants (effectifs, composantes de la population scolaire et ressources), du fonctionnement et des résultats du système genevois d'enseignement et de formation. Ils ont l'ambition d’informer la collectivité (décideurs/acteurs/citoyens) sur le fonctionnement de l'école et, ainsi, faciliter et alimenter le débat sur l'enseignement et la formation. Par leur mise en perspective temporelle, ces repères et indicateurs statistiques constituent un instrument de connaissance pour l'aide au pilotage.

A. Input – effectifs

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A1. Effectifs scolarisés dans l’enseignement public et privé


La répartition et l'évolution du nombre d’élèves scolarisés à Genève sont les premières dimensions à appréhender pour avoir une vue d’ensemble du système genevois d’enseignement et de formation et de ses deux composantes : l’enseignement public et l’enseignement privé.

Cette rubrique présente l’évolution du nombre d'élèves depuis 2000 selon le degré et le type d'enseignement, ainsi que celle des taux de scolarisation.

En 2017, plus de 97’000 élèves ou étudiant-e-s sont scolarisé-e-s dans l’enseignement public depuis le niveau primaire jusqu’au niveau tertiaire, soit une hausse de près de 7’000 élèves/étudiant-e-s par rapport à 2010 (+1% par an en moyenne).

On compte environ 2’000 élèves supplémentaires dans l'enseignement secondaire II public (dont près de 1’100 élèves dans l'enseignement secondaire II général, soit +9,5%), environ +1'900 étudiants à l’Université de Genève (+12,5%) et enfin environ +1’700 élèves dans le primaire public (+5,1%).

Les effectifs ont progressé un peu plus entre 2016 et 2017 que les années précédentes (+1'300 personnes environ, soit +1,4%). L’enseignement primaire public accueille à lui seul environ 760 élèves de plus qu’en 2016, avec l’arrivée d’une génération nombreuse en 1P et la baisse des départs hors du canton.

Dans l'ensemble, les effectifs de l'enseignement privé, depuis le niveau primaire jusqu’au niveau secondaire II général, sont en légère augmentation (+760 élèves environ depuis 2010), ce qui correspond à un ralentissement de la croissance des effectifs par rapport à la forte hausse observée jusqu’en 2010.

En 2017, 85% des jeunes de 16 à 18 ans poursuivent leur formation au-delà de la scolarité obligatoire, soit environ 3 points de plus qu’en 2010. Cette augmentation devrait se poursuivre, voire s’accélérer avec l’objectif fixé par la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) de « faire en sorte que 95% des jeunes de 25 ans possèdent un diplôme du secondaire II » et la mise en place de la formation obligatoire jusqu’à 18 ans.

juin 2018
A2. Effectifs - disparités territoriales

A2.a Variation 2010-2017 des effectifs de l'enseignement primaire public, selon la commune de scolarisation et le secteur (pour la Ville de Genève)


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A2.c Proportion d'élèves scolarisés dans l'enseignement privé (CITE 0 à 3);, selon la commune de domicile et le secteur (pour la Ville de Genève)


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Genève est un canton-ville ; malgré sa superficie relativement modeste d'importantes différences peuvent être observées entre les 45 communes genevoises.

Cette rubrique présente deux illustrations des disparités territoriales qui peuvent exister : variations des effectifs scolarisés de l'enseignement primaire public ; proportion d'élèves scolarisés dans l'enseignement privé.

Entre 2010 et 2017, les effectifs de l'enseignement primaire public ont connu, au niveau cantonal, une augmentation de 5%, mais cette évolution globale recouvre d'importantes différences entre les communes du canton.

29 communes ont ainsi connu une hausse des effectifs scolarisés sur leur territoire, due parfois à la construction de nouveaux logements, mais aussi à des arrivées plus nombreuses de nouveaux élèves en 1P comparativement aux départs de 8P vers le cycle d'orientation. Dans certaines communes la hausse des effectifs a entrainé l’ouverture de nouvelles classes ; dans d’autres communes la hausse a été absorbée dans les classes existantes.

À l’inverse, 14 communes ont connu une baisse des effectifs entre 2010 et 2017. Dans la plupart des cas, elle s’est accompagnée de fermetures de classes.

S'agissant de la forte hausse des effectifs du primaire entre 2016 et 2017 (environ 760 élèves supplémentaires à l'échelle du canton), plus de 70% de celle-ci se concentre sur 8 communes et 3 secteurs de la Ville de Genève.

Les élèves scolarisés dans l'enseignement privé (du primaire au secondaire II général) représentent globalement 15% du total des élèves domiciliés dans le canton, mais cette part varie fortement d’une commune à l’autre : autour de 5% à Meyrin ou Vernier ; plus de 40% à Vandoeuvres, Pregny-Chambésy et Cologny.

juin 2018
A3. Flux d’élèves dans le territoire franco-valdo-genevois



Le territoire franco-valdo-genevois est composé des cantons de Genève et Vaud ainsi que des deux départements français de l’Ain et de la Haute-Savoie. Les accords bilatéraux entre la Suisse et l'Union européenne (juin 2002) ont modifié la mobilité résidentielle et professionnelle au sein de cet espace transfrontalier avec notamment la possibilité légale pour les Suisses de s’installer en France.

Cette rubrique présente l'évolution du nombre d’élèves/étudiants résidant en France voisine (Ain et Haute-Savoie) ou dans le canton de Vaud et scolarisés dans les écoles genevoises depuis 2000, selon le degré et le type d'enseignement (public et privé). Elle décrit également la répartition des élèves/étudiants non-résidents, selon la nationalité, dans les différents types de formation.

En 2017, 5'400 élèves scolarisés à Genève du niveau primaire public aux hautes écoles spécialisées (HES) sont domiciliés hors du canton : 4'100 en France voisine et 1'300 dans le canton de Vaud. Depuis 2010, les élèves domiciliés en France voisine ont augmenté dans tous les degrés de l’enseignement public genevois mais surtout au primaire.

Ce sont les HES et les formations professionnelles de niveau tertiaire ou secondaire II qui ont la plus forte attractivité au-delà des frontières cantonales : respectivement 26%, 18% et 14% de leurs effectifs résident hors du canton.

Plus de 80% des élèves domiciliés en France voisine et suivant la scolarité obligatoire dans l’enseignement public genevois sont de nationalité suisse.

Près de 20% des élèves du privé résident en dehors du canton. Ils sont principalement de nationalité étrangère.

septembre 2018

B. Input – composantes de la population scolaire

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B1. Diversité sociale et linguistique des élèves du public

B1.b Proportion d’élèves allophones dans l'enseignement public obligatoire, selon la commune de domicile et le quartier (pour la Ville de Genève), 2016



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B1.c Variation de la proportion d’élèves allophones dans l'enseignement public obligatoire, selon la commune de domicile et le quartier (pour la Ville de Genève), 2010-2016


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Genève est un canton-ville cosmopolite qui, par sa situation géographique et sa dynamique économique, est ouvert sur l'extérieur. Les migrations jouent un rôle prépondérant dans son évolution démographique et modifient régulièrement le paysage socioculturel.

Le Conseil d’Etat a fixé comme objectif pour l’enseignement obligatoire de
« permettre à chaque élève d’atteindre le seuil de maîtrise des attentes fondamentales définies dans le plan d’études romand (PER) ». Le défi qui se pose est de prendre en compte la diversité sociale et linguistique des élèves tout en assurant l’apprentissage et la maîtrise du français, condition nécessaire à une scolarité harmonieuse et à une intégration socioculturelle réussie.

Cette rubrique présente une photographie de la diversité linguistique et sociale des élèves scolarisés dans l’enseignement public obligatoire. Quelques informations relatives au secondaire II sont également fournies.

En 2016, 44% des élèves scolarisés à Genève dans l’enseignement public obligatoire (primaire et Cycle d'orientation [CO]) sont considérés comme allophones, soit 6 points de plus qu’en 2000. La diversité linguistique au sein des écoles publiques genevoises a également augmenté du fait que la part des « autres langues » que celles communément parlées à Genève (français, portugais, langues balkaniques, espagnol, anglais, italien, allemand) est passée de 9% à 14% sur la période.

Les élèves francophones sont proportionnellement nettement plus nombreux dans la filière du CO ayant les exigences scolaires les plus élevées (regroupement 3 et section littéraire-scientifique) dont ils représentent 64% des élèves en 2016 ; c’est également le cas de la filière gymnasiale, dont ils représentent 67% des élèves.

La diversité linguistique est, en général, plus forte dans les communes de plus de 10'000 habitants. Un peu plus de la moitié des élèves résidant en Ville de Genève et scolarisés dans l’enseignement obligatoire public ont une autre langue que le français comme première langue parlée ; c’est le cas de 56% des élèves résidant à Meyrin et de 58% à Vernier.

Origine linguistique et origine sociale sont souvent liées : dans l’enseignement public les élèves allophones sont majoritairement issus de milieu modeste ou défavorisé (51% contre 23% pour les francophones). C'est tout particulièrement vrai pour les élèves de première langue portugaise (71%) ou balkanique (66%).

juin 2017
B2. Elèves du réseau d'enseignement prioritaire



Aujourd'hui encore, les parcours scolaires restent très différenciés selon le milieu social. Un Réseau d’enseignement prioritaire (REP) visant spécifiquement les écoles accueillant une population particulièrement défavorisée sur le plan social a été mis en place, dans un établissement pilote en 2006, puis étendu progressivement. En 2016, il concernait 29 écoles (constituant 13 établissements du primaire). Pour limiter les effets de seuils, une troisième catégorie regroupant les « écoles proches du REP » est apparue à la rentrée 2017.

Cette rubrique présente le profil des élèves du REP (milieu social, première langue parlée) ainsi que des éléments relatifs à leur situation dans la scolarité (proportion d'élèves en retard en 8P, orientations au secondaire I). Les données les plus récentes sont celles de 2016, mais sont analysées selon la catégorisation en vigueur à la rentrée 2017.

Compte tenu des critères pour entrer dans le REP, les écoles faisant partie du REP se caractérisent par une population de milieu plutôt modeste ou défavorisé (55% en moyenne en 2016 contre 48% pour les écoles proches du REP et 31% hors du REP) et bien souvent allophone (60% environ dans les écoles REP ou proches du REP contre 40% dans les autres écoles). Cependant le REP n’a jamais été un ensemble totalement homogène : selon l’école, la population accueillie est composée de 46% à 67% d’élèves issus de milieu modeste ou défavorisé et de 40% à 70% d’élèves allophones.

Du fait de leurs caractéristiques socioéconomiques, les élèves fréquentant une école du REP sont un peu plus nombreux à avoir des parcours scolaires plus difficiles. En 2016, à la fin de l’école primaire, en 8P, 16% des élèves du REP sont en retard dans leur scolarité contre 8% en moyenne dans les écoles hors du REP.

Les élèves qui avaient effectué leur 8P dans un établissement du REP en 2015-16 ont toutefois eu des transitions vers le secondaire I assez proches de celles des élèves qui avaient été scolarisés hors du REP : 64% sont allés en R3 contre 68% hors du REP.

décembre 2017
B3. Elèves de l'enseignement spécialisé public et subventionné

B3.g Proportion d’élèves de l’enseignement primaire public fréquentant un regroupement spécialisé, selon leur commune de domicile, 2016


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Les données présentées ici tiennent compte du périmètre en vigueur au moment de la publication (septembre 2017). Elles incluent certaines mesures de soutien de l’enseignement spécialisé (enregistrées dans la nBDS au 31.12.2016). Cela concerne au total 33 élèves au 31.12.2016. L’ensemble des données du B3 seront actualisées en 2019 selon un nouveau périmètre de l’enseignement spécialisé, actuellement en cours de définition.

En 2008, suite à la réforme de la péréquation financière, l'enseignement spécialisé est devenu une compétence cantonale relevant de l'instruction publique. Depuis 2015, la nouvelle loi sur l'instruction publique formalise les bases de la pédagogie spécialisée qui s'adresse aux enfants et jeunes à besoins éducatifs particuliers ou handicapés (BEPH), et en définit les prestations (par exemple la logopédie, la psychomotricité, les mesures de soutien pour élèves de l'enseignement régulier, ou encore la prise en charge d'élèves dans les structures de l'enseignement spécialisé).

Cette rubrique présente une photographie d’un seul volet de la pédagogie spécialisée, à savoir la prise en charge d'élèves dans les structures de l'enseignement spécialisé.

En 2016, l’enseignement spécialisé public et subventionné accueille un peu moins de 1'840 élèves, soit environ 450 élèves supplémentaires par rapport à l’année 2000, l’essentiel de cette hausse s’étant produite avant 2010.

Les garçons représentent près de 70% des élèves de l’enseignement spécialisé contre 51% dans l’enseignement public régulier. Cette proportion varie de 45% dans les institutions pour polyhandicaps à 76% dans les institutions accueillant des élèves ayant des troubles de la personnalité et des apprentissages.

L'enseignement spécialisé accueille également proportionnellement davantage d'élèves de nationalité étrangère et de milieu social modeste ou défavorisé comparativement à l'enseignement régulier (57% d’élèves de nationalité étrangère tous types de structures confondus, contre un peu moins de 40% dans le primaire et le secondaire I ; 40% d’enfants d’ouvriers contre 29% dans l'enseignement public régulier). Là aussi, la répartition varie sensiblement d'un type d'institution à un autre.

Les regroupements spécialisés se situent principalement en Ville de Genève et dans cinq communes périurbaines (Lancy, Meyrin, Onex, Vernier et Versoix). De fait, les élèves qui sont scolarisés dans ces regroupements spécialisés, sont très inégalement répartis sur le territoire cantonal : plus de 80% des élèves de ces regroupements habitent les communes où se trouvent ces derniers.

L’intégration des enfants et des jeunes à besoins éducatifs particuliers ou handicapés au sein de l’enseignement régulier est un objectif prioritaire du département et diverses formes intégratives se sont multipliées depuis 2010. Entre 2011 et 2016, les places disponibles dans une structure intégrative ont augmenté d'environ 10%.

Depuis quelques années, le DIP souhaite également introduire progressivement le principe d’une école genevoise inclusive qui vise à s’adapter aux besoins de chaque élève afin d'assurer son maintien ou son intégration complète dans l'enseignement régulier. Un recensement des différentes mesures favorisant le maintien de ces élèves dans l’école régulière est actuellement en cours et permettra de les étudier sous l'angle statistique au cours des prochaines années.

octobre 2017
B4. Caractéristiques des élèves de l’enseignement privé



L’enseignement privé constitue une composante substantielle du système genevois d’enseignement et de formation par son étendue, son ancienneté et tient pour partie au contexte international de Genève.

Cette rubrique analyse le profil des élèves scolarisé dans les niveaux primaire à secondaire II général privé (nationalité, langue parlée, milieu social, lieu de domicile) et le compare à celui des élèves de l’enseignement public de ces mêmes degrés. Cette rubrique renseigne également sur la place de l’enseignement privé dans l’ensemble du système genevois d’enseignement. Enfin, elle présente une typologie des écoles privées.

Les effectifs de l'enseignement privé ont augmenté de près de 500 élèves entre 2010 et 2015. Cette hausse de +3% correspond à un net ralentissement par rapport à la forte hausse observée jusqu’en 2010.

Tous niveaux d’enseignement primaire à secondaire II général confondus, 18% des élèves scolarisés à Genève fréquentent une école privée en 2015 (contre 13% en 2000).

Environ deux tiers des élèves de l’enseignement privé primaire à secondaire II général sont de nationalité étrangère. Par voie de conséquences, ces élèves sont bien souvent allophones. En 2015, 36% seulement des élèves du privé sont francophones contre 58% des élèves scolarisés dans les degrés primaire à secondaire II général de l’enseignement public.

Les frais d’écolage de l’enseignement privé, plus ou moins élevés selon les établissements, rendant l’accès à cet enseignement conditionné en grande partie par les ressources financières de la famille, la majorité des élèves de l'enseignement privé appartient à un milieu social plutôt aisé. Les enfants de cadres supérieurs représentent, en 2015, 42% des élèves scolarisés dans une école privée contre 20% des élèves scolarisés dans une école publique.

20% des élèves scolarisés dans l'enseignement privé sont domiciliés hors du canton de Genève contre moins de 4% des élèves du public.

Les écoles privées se différencient par leur offre éducative : en 2015, 72% des élèves scolarisés dans l’enseignement privé fréquentent des établissements qui offrent principalement des programmes scolaires étrangers ; 13% des élèves sont scolarisés dans des écoles dispensant principalement le Plan d’études romand ; 6% fréquentent une école ayant une sensibilité religieuse et enfin 10% sont accueillis dans une école privée proposant une méthode pédagogique spécifique.

juin 2016

C. Input – ressources

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C1. Personnel enseignant de l’enseignement public



Les ressources humaines consacrées à l’éducation font partie des grandes dimensions à appréhender pour avoir une vue d’ensemble du système genevois d’enseignement et de formation.

Cette rubrique présente l’évolution du nombre d’enseignant-e-s entre 2010 et 2017, exprimé en personnes et en postes équivalents temps plein (ETP). Elle s’intéresse également aux caractéristiques sociodémographiques du personnel enseignant des différents degrés d’enseignement : âge et part des femmes.

Le nombre de postes d’enseignant-e-s dans l’enseignement public (DIP, hautes écoles spécialisées [HES] et Université) s’élève à environ 8'690 postes équivalents temps plein (ETP) en 2017, soit une augmentation de 800 postes par rapport à 2010, dont 200 postes entre 2016 et 2017.

Cette augmentation a permis de faire face aux nouveaux besoins (introduction du mercredi matin pour le cycle moyen et augmentation des heures de soutien à l’école primaire, nouveau cycle d’orientation, développement des mesures de soutien dans le cadre de l’école inclusive) ainsi qu’à l’augmentation soutenue du nombre d’élèves au secondaire II.

En 2017, les femmes représentent globalement 58% du total du personnel enseignant à Genève. Leur part diminue au fur et à mesure que le degré d'enseignement s'élève : 84% au primaire, 58% au CO, 51% au secondaire II, respectivement 41% et 44% dans les HES et à l’Université.

Entre 2010 et 2017, la proportion des 50 ans et plus est restée assez stable (30% en 2010 et 29% en 2017) et la part des enseignants âgés de moins de 35 ans a quant à elle diminué, passant de 33% en 2010 à 29% en 2017.

juin 2018
C2. Taille et structure des classes (enseignement primaire)



La taille des classes est un élément important sur le plan éducatif qui suscite de nombreux débats. Elle est souvent mentionnée comme pouvant avoir une influence sur les apprentissages des élèves puisque des effectifs moins nombreux permettent aux enseignants de mieux prendre en compte les besoins pédagogiques individuels, et plus particulièrement ceux des élèves ayant des difficultés scolaires. C’est la raison pour laquelle les établissements du réseau d’enseignement prioritaire (REP) ont moins d’élèves par classe, afin de favoriser l’égalité des chances en matière de réussite scolaire.

La taille des classes est également un paramètre sur lequel les décideurs politiques peuvent vouloir agir pour maitriser les dépenses d’éducation. Dans le programme de législature 2014-2018, le Conseil d’État a pour sa part fixé comme objectif prioritaire pour l’enseignement de « garantir des conditions d’enseignement optimales à la réussite scolaire ».

Cette rubrique présente une photographie de la taille des classes entre 2000 et 2017, et l’évolution de leur structure au cours des années récentes (2010, 2015 et 2017).

Les classes de l’enseignement primaire régulier accueillent en moyenne 20 élèves. Cet effectif moyen est resté relativement stable entre 2016 et 2017 (+0,1 élève par classe), l’augmentation de 765 élèves ayant été accompagnée de l’ouverture de 29 classes supplémentaires.

Le nombre d’élèves par classe varie selon le type d’école : en 2017 il y a en moyenne 18,0 élèves par classe dans les écoles du REP, 19,2 dans les écoles proches du REP et enfin 20,4 dans les écoles hors REP.

En 2017, 25% de l'ensemble des classes de l'enseignement primaire sont organisées en double degré. Ce sont les élèves de 1P et 2P qui sont, plus souvent que les autres, en classes à double degré.

juin 2018
C3. Taille et structure des classes (enseignement secondaire I)



Au cycle d’orientation, les élèves sont répartis dans trois regroupements (R1, R2 et R3) ou sections (communication et technologie [CT], langues vivantes et communication [LC], littéraire et scientifique [LS]) qui correspondent à des effectifs par classe différents afin de s’adapter aux besoins pédagogiques des élèves (en principe 14 élèves au maximum en R1/CT, 18 élèves au maximum en R2/LC, 24 élèves au maximum en R3/LS).

Dans le programme de législature 2014-2018, le Conseil d’Etat a fixé comme objectif prioritaire pour l’enseignement de « garantir des conditions d'enseignement optimales à la réussite scolaire », le suivi de cet objectif se faisant par des indicateurs relatifs au nombre moyen d’élèves par classe et par le taux de classes du cycle d'orientation dont le nombre d'élèves dépasse les maxima fixés par le règlement.

Cette rubrique présente une photographie ponctuelle de la taille des classes au 31 décembre 2017, celle-ci pouvant évoluer au cours de l’année en fonction des mouvements d'élèves (migrations à l’intérieur du canton ou avec l’extérieur du canton) et des réorientations (notamment grâce aux passerelles).

L'effectif moyen des classes du secondaire I est de 18,3 élèves par classe au 31 décembre 2017, mais il varie selon le regroupement ou la section : 11,2 élèves en moyenne dans le regroupement 1/section CT, 16,3 élèves dans le regroupement 2/section LC et 22,9 élèves dans le regroupement 3/section LS.

La taille des classes a légèrement diminué entre 2016 et 2017, les baisses les plus soutenues concernant la 9e R2 (-0,9 élève en moyenne) et la 11e LC (-0,6 élève).

2017 a également vu la diminution du nombre des classes très chargées : 6% des classes ont un nombre d’élèves supérieur aux maxima à ne pas dépasser en principe, contre 10% en 2016.

juin 2018

D. Fonctionnement – parcours de formation

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D1. Transitions à l'intérieur du primaire



Dès la scolarité primaire, on observe des différenciations de parcours à la fin de chaque année scolaire.

Cette rubrique présente les transitions des élèves à l’intérieur de l’enseignement primaire : promotion au degré supérieur, redoublement, saut d'un degré, orientation vers l’enseignement spécialisé, départ vers l'enseignement privé ou hors du canton.

Selon le degré suivi dans l’enseignement primaire public régulier (1P à 8P), 93% à 96% des élèves sont promus dans le degré supérieur.
Le redoublement intervient principalement en 3P et 4P, dernières années du cycle élémentaire et période des apprentissages fondamentaux et d’entrée dans l’écrit.

76% des élèves entrés en 2009 en 1P (qui s’appelait alors 1ère enfantine) dans l’enseignement public sont en 8P en 2016, ce qui signifie qu’ils ont traversé les années d’école primaire sans incident ou changement de parcours.

Environ 5% des élèves de cette cohorte ont une année de retard par rapport à l’âge théorique et 2% ont au contraire une année d’avance et sont déjà au cycle d’orientation ; 2% des élèves ont quitté l’enseignement régulier pour l’enseignement spécialisé (ou y sont en intégration partielle) et 3% se sont dirigés vers une école privée. Enfin, 11% des élèves ne sont plus scolarisés dans une école genevoise.

Dans cette volée d’élèves, on n’observe quasiment plus de différence dans les parcours des filles et des garçons, contrairement aux volées précédentes.

Le redoublement touche davantage les enfants issus de milieu modeste ou défavorisé que les enfants de cadres supérieurs (9% contre 2%), tout comme l’orientation vers l'enseignement spécialisé (4% contre 1%).

Moins le milieu social d’origine est favorisé, plus la proportion d’élèves en retard augmente au fil de la scolarité, les écarts se creusant à partir de l’entrée dans l’écrit (4P). En fin de 8P, 16% des élèves issus de milieu modeste ou défavorisé ont au moins une année de retard dans leur scolarité, contre 6% seulement des enfants de cadres supérieurs.
À noter toutefois que l’écart s’est réduit depuis 2010.

octobre 2017
D2. Transitions entre le primaire et le secondaire I



À la rentrée 2011, une nouvelle organisation du cycle d'orientation (CO) est entrée en vigueur : à la fin de l’école primaire, en fonction de leurs moyennes annuelles de 8P dans trois disciplines principales (français I, français II et mathématiques), les élèves sont orientés dans trois regroupements du CO (R1, R2 et R3). Le système d’orientation, soutenu par le dispositif pédagogique des passerelles (soutien scolaire spécifique), doit permettre à certains élèves de changer de regroupement (en cours ou en fin d’année scolaire) de manière plus aisée que dans l'ancien système, en contrepartie de normes d’admission plus exigeantes à l’entrée du CO.

Cette rubrique présente les orientations après la 8P et les réorientations promotionnelles durant le premier trimestre de 9e au CO.

Sur la base des moyennes annuelles dans les trois disciplines principales, 6% des élèves qui étaient en 8P en 2016-17 ont été orientés à la fin de l’année scolaire dans le regroupement du CO à exigences scolaires élémentaires (R1), 21% dans le regroupement à exigences scolaires moyennes (R2) et 69% dans le regroupement à exigences scolaires élevées (R3).

Compte tenu de leurs moyennes, seuls 53% des élèves issus de milieu modeste ou défavorisé sont orientés en R3 contre 75% des élèves issus de la classe moyenne et 81% des élèves de milieu aisé ; c’est le cas de 77% des francophones et de 57% des élèves allophones.

En ce qui concerne les différences liées au genre, 73% des filles et 65% des garçons sont orientés en R3. Enfin, 30% seulement des élèves en retard dans leur scolarité sont orienté en R3 contre 72% des élèves « à l’heure ».

Environ 250 élèves provenant de 8P ont bénéficié d'une réorientation promotionnelle durant le 1er trimestre de la 9e du CO notamment grâce aux passerelles.

Ces réorientations concernent 20% des élèves qui avaient été orientés en R1 à la rentrée scolaire et qui sont en R2 au 31 décembre qui suit, ainsi que 13% des élèves orientés en R2 qui s’avèrent être en R3 au 31 décembre.

Les élèves sont de plus en plus souvent en R3 à la fin du 1er trimestre de la 9e du CO : au 31 décembre 2017, c’est le cas de 72% des élèves provenant directement de 8P contre 67% au 31 décembre 2011.

juin 2018
D3. Transitions à l'intérieur du secondaire I


A la rentrée 2011, une nouvelle organisation du cycle d'orientation (CO) est entrée en vigueur, instaurant dans tous les établissements de niveau secondaire I une structure à trois regroupements en 9e année (R1, R2 et R3) et trois sections en 10e et 11e année (communication et technologie [CT], langues vivantes et communication [LC], littéraire-scientifique [LS]), correspondant à des niveaux différents d'exigences scolaires (R1 et CT : exigences élémentaires ; R2 et LC : exigences moyennes ; R3 et LS : exigences étendues, la section LS étant par ailleurs composée de trois options : latin, langues vivantes et sciences).

Cette rubrique présente la répartition des élèves selon les regroupements ou sections, globalement, selon le milieu social d’origine et le genre (filles/garçons) et décrit les parcours au sein du CO des élèves des volées entrées en 2011 et en 2013.

Au 31 décembre 2016, sur la base des acquis scolaires à la fin de l'école primaire et après les transferts réalisés durant le 1er trimestre de l’année scolaire, 70% des élèves de 9e sont dans le regroupement le plus exigeant scolairement (R3), 24% sont en R2 et 6% en R1.

Les élèves issus des milieux les plus favorisés sont majoritairement scolarisés dans la filière la plus exigeante (87% sont en regroupement 3 ou en section LS) contre 49% des élèves de milieu modeste ou défavorisé.

Les parcours scolaires des filles et des garçons se différencient également, les filles fréquentant plus souvent les filières à exigences étendues : 71% sont en regroupement 3 ou en section LS contre 61% des garçons.

Tous profils confondus, 62% des élèves entrés au CO à la rentrée 2013 ont connu un parcours linéaire en trois ans avec un niveau d'exigences de leur section de 11e année (étendu, moyen ou élémentaire) identique à celui de leur regroupement en 9e année.

Pour les élèves entrés au CO dans le regroupement le plus exigeant (R3), les parcours linéaires en 3 ans sont la norme puisqu’ils concernent 86% d’entre eux. 9% connaissent un parcours sélectif en étant dans une section à exigences plus faibles en 11e année.

24% des élèves entrés au CO en regroupement 2 et 26% des élèves du regroupement 1 ont connu une réorientation promotionnelle sans redoublement qui a perduré jusqu'à la fin du CO. Il faut relever que parmi les élèves entrés en 9e R2 en 2013, il y a eu moins de parcours promotionnels et plus de parcours sélectifs comparativement à leurs homologues entrés au CO en 2011.

mars 2018
D4. Transitions vers l’enseignement secondaire II



Après la scolarité obligatoire, l’accès aux différentes formations de l’enseignement secondaire II est conditionné par les filières suivies au CO et par les notes obtenues par les élèves.

Cette rubrique présente les transitions vers l’enseignement secondaire II. Elle montre que les formations générales sont, à Genève, toujours largement préférées par les élèves et leurs familles et que l’apprentissage dual est quasi déconnecté de la sortie du cycle d’orientation (CO).

En 2015 et 2016, les élèves se sont toutefois un peu moins dirigés vers le Collège (44% contre 47% en 2014) et l’ECG (11% contre 13% en 2014) à la sortie du secondaire I. 18% des élèves ont choisi une formation professionnelle se déroulant à plein temps en école (contre 15% en 2014) et 4% des élèves sortant du CO ont commencé directement un apprentissage dual.

Près de 15% des jeunes sortant du CO n'arrivent pas à entrer directement dans une filière certifiante du secondaire II, essentiellement en raison de difficultés scolaires et, pour tenter d'en rejoindre une ultérieurement, doivent passer par une structure de transition.

Enfin 8% des jeunes de 11e ne poursuivent pas leur formation l’année suivante dans le secondaire II public, soit parce qu’ils redoublent, soit parce qu’ils s'orientent vers une école privée, quittent Genève, ou abandonnent, temporairement le plus souvent, leur formation.

Les orientations après le CO restent fortement différenciées selon le genre et le milieu social d’origine. Les filles ayant suivi plus fréquemment que les garçons des filières à exigences élevées au CO, s’orientent davantage dans les filières généralistes (57% d’entre elles vont au Collège et 16% à l‘ECG), alors que les garçons sont, non seulement moins nombreux à entrer dans la filière gymnasiale (40%), mais choisissent également plus fréquemment une orientation professionnelle (35%).

Une origine sociale modeste va quant à elle souvent de pair avec une orientation vers des structures de transition (25%) ou des formations professionnelles (27%). Seuls 32% des élèves de milieu modeste vont au Collège alors que c’est le cas de 72% des jeunes issus des milieux plus favorisés.

décembre 2017
D5. Transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire II



Le processus d’orientation initié durant la scolarité obligatoire se poursuit dans l’enseignement secondaire II.

Cette rubrique présente l’analyse des transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire II. Elle montre que les trajectoires scolaires à l’intérieur de ce niveau sont complexes, hiérarchisées et s’écartent parfois des cheminements prévus par l’institution. Elle présente également un focus sur le profil des jeunes ayant obtenu un titre dans le domaine de la santé et du social en 2016.

Alors que la filière gymnasiale est choisie par près de la moitié des jeunes à la fin de la scolarité obligatoire, elle certifie à peine 27% de l’ensemble des diplômés du secondaire II public. Des réorientations s’opèrent, principalement durant les deux premières années du Collège, majoritairement vers l’ECG ou le Centre de formation professionnelle (CFP) de commerce.

43% des titulaires d’un certificat de l’ECG et 48% des titulaires de la maturité spécialisée sont ainsi passés par le Collège.

Les réorientations sont marquées socialement : les élèves de milieu modeste vont moins souvent au Collège mais s’y maintiennent également moins durant les 4 ans qui suivent leur entrée au Collège.

La proportion de jeunes qui avaient été promus par tolérance à la sortie du CO est cinq fois plus élevée chez les jeunes qui se sont réorientés vers l’ECG après un passage par le Collège que parmi ceux qui ont obtenu leur maturité gymnasiale en 2016 (39% contre 8%).

Près de la moitié des titulaires d’un CFC dans le domaine de la santé et du social sont passés auparavant par l’ECG (en y ayant obtenu ou non un certificat), ce qui illustre la problématique de l’allongement des parcours scolaires pour ces jeunes ; cela s'observe également à travers l’âge moyen à l’obtention de ces CFC (24,5 ans dans le domaine de la santé et 25,7 ans dans celui du social).

octobre 2017
D6. Transitions entre l’enseignement secondaire II et tertiaire



Une fois leur formation secondaire II achevée, les diplômé-e-s peuvent entrer sur le marché du travail ou décider de poursuivre leurs études.

Cette rubrique présente l'évolution du nombre de jeunes hommes et jeunes femmes nouvellement inscrits dans une formation professionnelle supérieure ou une formation bachelor (HES, école polytechnique ou université). Elle décrit également la répartition selon le genre, dans les différentes HES ou facultés de l'Université de Genève. Elle s'intéresse enfin à la provenance des étudiants fréquentant une HES genevoise, ainsi qu'à la part des Genevois qui vont faire leurs études tertiaire hors du canton.

Les jeunes ont tendance à poursuivre plus longtemps leurs études, ce qui entraine une augmentation soutenue du nombre de nouveaux étudiants dans les formations bachelor. En 2015, environ 1'400 jeunes hommes et jeunes femmes sont nouvellement inscrits dans une formation bachelor d’une HES genevoise et près de 2’900 le sont à l’Université de Genève.

Les HES genevoises accueillent près de 400 nouveaux étudiants supplémentaires par rapport à 2010. Cette augmentation concerne principalement la Haute école de santé [HEDS], (attrait croissant de la filière bachelor en soins infirmiers) et la Haute école de gestion (création du bachelor en International Business Management).

En 2015, les jeunes femmes représentent 57% des nouveaux inscrits dans l'enseignement tertiaire genevois. Elles sont surreprésentées dans les formations santé-social (73% et plus) et sont au contraire quasi absentes des formations de techniciens ou d'ingénieurs. Les jeunes hommes font quant à eux leur entrée dans les filières de la santé, traditionnellement massivement féminines (20% des étudiant-e-s nouvellement inscrits à la HEDS).

juin 2016
D7. Durée de la formation jusqu’à l’obtention d’un diplôme secondaire II



Théoriquement, sans retard au cours de la formation (redoublement et/ou réorientation), une certification secondaire II s’obtient en 2, 3 ou 4 ans après la sortie du CO, selon la formation entreprise.

La durée effective de formation jusqu’à l’obtention d’une certification secondaire II est souvent plus longue que la durée théorique, et le Conseil d’Etat a fixé comme objectif prioritaire pour l’enseignement de « réduire la durée des parcours scolaires » notamment dans l'enseignement secondaire II.

Ceci doit aussi être rapproché de l’objectif national fixé par la CDIP, qui vise à certifier 95% d’une classe d’âge, et de la mise en œuvre de la formation obligatoire jusqu’à 18 ans à partir de la rentrée 2018 (FO18) : des dispositifs permettent de maintenir les jeunes dans le système de formation et de les préparer à entrer dans une formation certifiante, mais impliquent en contrepartie un allongement du temps nécessaire pour arriver jusqu'au diplôme.

Cette rubrique présente la durée effective pour obtenir un diplôme secondaire II depuis la fin de l’école obligatoire, selon les différents types de formation.

Globalement, près de 7 jeunes sur 10 obtiennent leur diplôme secondaire II en prenant au maximum un an de plus que la durée théorique : 43% des élèves issus du CO ont obtenu leur certification de niveau secondaire II « à l’heure » et 25% l’ont obtenue avec une année de retard.

Les élèves mettent en moyenne 4 mois de plus que prévu pour obtenir la maturité gymnasiale. A l’inverse, il faut en moyenne 5,6 ans depuis la sortie du CO jusqu’à l’obtention d’une attestation fédérale de formation professionnelle (AFP) au lieu des 2 années théoriques, les jeunes concernés ayant souvent connu des interruptions de formation.

septembre 2018
D8. Jeunes en rupture de formation (données à venir) à paraître
D9. Transitions entre l'enseignement public et privé


La quasi-totalité des élèves effectuent leur scolarité du primaire au secondaire II dans un même type d’enseignement, public ou privé. Certains élèves passent toutefois de l’un à l’autre pour diverses raisons: difficultés scolaires, rejet ou valorisation d’un type d’enseignement à un moment de la scolarité, attentes parentales spécifiques, charge financière supportable ou non.

Cette rubrique présente l’évolution des mouvements d’élèves entre l’enseignement public et l’enseignement privé (départs et arrivées) depuis 1995, selon le degré d'enseignement.

Les échanges entre public et privé concernent un très petit nombre d’élèves: environ 920 élèves en 2016, soit à peine 1% des élèves scolarisés à Genève.

En 2016, le nombre des arrivées en provenance de l’enseignement privé est toujours supérieur à celui des départs vers celui-ci, mais de façon moins marquée qu’en 2015. Les années 2013 à 2016 tranchent avec la tendance qui était observée depuis le début des années 2000, et ressemblent en cela à 1995, année marquée par la crise économique.

Les départs les plus nombreux vers le privé, se font depuis l’école primaire et plus particulièrement à la sortie de la 8P, ce phénomène étant stable depuis 10 ans. Les arrivées les plus nombreuses en provenance du privé se font, quant à elles, au secondaire II, cette tendance s’étant accentuée au cours des années 2000. En 2016, on comptabilise 240 élèves passant du privé au secondaire II public, et c’est principalement le Collège de Genève qui les attire. C’est toutefois moins qu’en 2015 (280 élèves), ce qui représente une rupture notable par rapport à la tendance à la hausse observée jusque-là.

octobre 2017
D10. Espérance de scolarisation



L’espérance de scolarisation donne une estimation moyenne du nombre d’années pendant lesquelles un enfant peut s’attendre à être scolarisé au cours de sa vie, en se basant sur les taux de scolarisation observés une année donnée. Son évolution peut tenir à des facteurs structurels tels que la modification de lois relatives au système d’enseignement ou des objectifs fixés pour l’instruction publique. Elle peut également varier en fonction des choix d’orientation des élèves et/ou de la conjoncture économique.

Cette rubrique présente l’évolution de l’espérance de scolarisation entre 2001 et 2015.

A Genève, selon les taux de scolarisation observés en 2015, un enfant résident âgé de 4 ans au 31 décembre peut s’attendre à passer en moyenne 17,2 années dans le système d’enseignement à raison de 8 années environ dans l’enseignement primaire, 3 années dans l'enseignement secondaire I (ces durées correspondant à la durée théorique de la scolarité obligatoire), 4,3 années dans l’enseignement secondaire II et 2 années dans l’enseignement tertiaire.

Cela correspond à 11 mois de plus sur les bancs de l’école comparativement à un enfant du même âge en 2001 (6 mois de plus dans l’enseignement secondaire II et 5 mois de plus dans l’enseignement tertiaire).

L’allongement de la durée de la scolarité est dû en partie à une complexification des parcours scolaires au secondaire II qui est aussi le reflet de la lutte contre l’échec scolaire (contrepartie assez inévitable de la volonté politique de qualifier le plus grand nombre de jeunes) : respectivement 25% et 17% des jeunes résidents de 20 ans et 21 ans sont encore scolarisés dans l’enseignement secondaire II en 2015.

L’allongement de l’espérance de scolarisation à Genève est toutefois surtout synonyme d’augmentation du niveau de formation de la population résidente : en 2015, la poursuite de la formation par des études de niveau tertiaire concerne un peu moins de 30% des jeunes résidents âgés de 21 à 23 ans contre seulement 23% en 2001 (soit une croissance d'un peu plus de 6 points).

L’augmentation de l’espérance de scolarisation dans le tertiaire entre 2001 et 2015 est principalement due à l’attrait des HES qui se sont développées au cours de la période.

décembre 2016

E. Fonctionnement – soutien aux familles

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E1. Nombre d’usagers de l’animation parascolaire



L'accueil à journée continue, accepté à 81% lors d’une votation populaire le 28 novembre 2010, est inscrit dans la constitution genevoise. Les familles doivent pouvoir, avec une participation financière de leur part, bénéficier pour leurs enfants qui suivent la scolarité obligatoire dans l’enseignement public, d’un accueil chaque jour scolaire.

Cette rubrique présente l’évolution du nombre des usagers de l’animation parascolaire depuis la création du Groupement intercommunal pour l’animation parascolaire (GIAP) en 1994. Elle présente également l’évolution de la part des écoliers concernés et du nombre de jours de fréquentation hebdomadaire sur la période 2005-2015. Enfin, elle fournit des informations sur le profil des usagers (catégorie socioprofessionnelle des parents, nationalité, degré fréquenté à l’école primaire).

En 2015, durant la semaine de référence, près de 21’000 écoliers et écolières, c'est-à-dire plus de 60% des élèves du primaire, ont pris leur repas de midi au moins une fois dans un restaurant scolaire sous la surveillance d’animateurs-trices du GIAP ; 11'000 élèves, soit près du tiers des élèves du primaire, sont allés au moins une fois aux activités parascolaires entre 16h et 18h.

Au cours des dix dernières années, l'augmentation globale de la fréquentation de l'accueil parascolaire le midi et en fin d'après-midi s'est accompagnée d'une intensification de la fréquentation sur la semaine. En 2015, les deux tiers des usagers de l’accueil du midi y sont allés 3 ou 4 fois, près de 55% y étant allés les 4 jours entiers d’école (lundi, mardi, jeudi, vendredi).

En 2015, la moitié des élèves de milieu modeste prennent au moins une fois par semaine leur repas au restaurant scolaire, contre les deux tiers environ des autres élèves, ceci étant probablement à rapprocher du fait que, dans les milieux modestes, les situations de précarité (recherche d'emploi) sont plus fréquentes et les femmes moins actives professionnellement.

A l’inverse, les enfants de nationalité suisse sont légèrement plus nombreux à avoir fréquenté au moins une fois un restaurant scolaire ou l’accueil parascolaire après l’école durant la semaine de référence (ils représentent environ 64% des usagers contre moins de 61% de l'ensemble des élèves du primaire).

La fréquentation de l’animation du parascolaire varie selon le degré fréquenté à l’école primaire : elle augmente jusqu'en 4e HarmoS pour décroître ensuite jusqu’à la fin de l’école primaire.

décembre 2016
E2. Disparités territoriales de l'usage de l'animation parascolaire

E2.a Taux de fréquentation de l'accueil parascolaire le midi


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E2.d Taux de fréquentation de l'accueil parascolaire l'après midi


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Quarante-deux des 45 communes genevoises font partie du Groupement intercommunal pour l’animation parascolaire (GIAP) et proposent un accueil le midi. Trente-neuf d'entre elles offrent également un accueil l'après-midi. L’animation parascolaire, financée actuellement par les communes (à 90%) et par le Département de l’instruction publique, de la culture et du sport (à 10%), sera une tâche exclusivement communale à partir de janvier 2017, dans le cadre de la répartition des tâches canton-communes.

Cette rubrique présente le taux de fréquentation de l’accueil du midi et de l’après-midi (16h-18h) dans les différentes communes du canton, ainsi que leur évolution entre 2010 et 2015.

En 2015, les plus forts taux d’élèves inscrits au moins une fois par semaine au restaurant scolaire s’observent surtout dans des communes éloignées du centre et dont la population est plutôt favorisée : Collonge-Bellerive (72%), Meinier (79%) ou Corsier (78%). Cependant, les plus forts taux d’élèves inscrits trois fois ou plus par semaine s'observent davantage en Ville de Genève et dans des communes suburbaines, comme Lancy ou Vernier, dont la population est plus modeste, voire défavorisée.

Ce sont les communes de Bellevue, Confignon et Carouge qui ont vu leur taux de fréquentation de l’accueil du midi augmenter le plus depuis 2010 (+10 points).

Le taux de fréquentation au moins une fois par semaine de l’accueil de 16h à 18h varie de 15% à 50% selon les communes, les plus forts taux s’observant autant dans des secteurs assez populaires de Genève (Plainpalais-Jonction, Pâquis) que dans des petites communes rurales présentant peu de signes de précarité sociale (Russin ou Céligny) voire assez favorisées (Corsier, Hermance ou Collex-Bossy).

décembre 2016

F. Résultats – compétences des élèves

  Mise en ligne
F1. Compétences des élèves en fin de 4P



Des épreuves cantonales (EC) élaborées par la Direction générale de l’enseignement obligatoire (DGEO) visent à évaluer les connaissances et compétences acquises par les élèves. Elles ont pour fonction principale de vérifier l’atteinte des objectifs du plan d’études romand par les élèves et participent également à la certification.

Cette rubrique présente les résultats des EC de 2015 (année scolaire 2014-15) et de 2017 (année scolaire 2016-17) en français et en mathématiques, en fin de 4P c’est-à-dire à la fin du cycle 1 : scores moyens et taux de réussite (proportion d’élèves ayant atteint le seuil d’exigences fixé par la DGEO). Cette rubrique renseigne également sur le lien entre certaines caractéristiques des élèves et leurs compétences en fin de 4P : genre, milieu social, première langue parlée, situation dans la scolarité.

La grande majorité des élèves atteint le seuil de réussite fixé par l’institution scolaire aux EC 2017 de fin de 4P (93% en français et 87% en mathématiques). En français, les filles réussissent un peu mieux que les garçons (95% contre moins de 92%), ce qui est un résultat assez habituel. En mathématiques en revanche il n'y a pas d'écart de réussite entre filles et garçons, résultat plutôt atypique car il est habituel d’observer de meilleurs résultats pour les garçons dans cette discipline.

La réussite des élèves est particulièrement influencée par l'origine socioéconomique : l’écart de réussite entre élèves de milieu aisé et élèves de milieu modeste ou défavorisé est de d’environ 7 points de % en français et de 10 points de % en mathématiques.

30% des élèves n'ayant réussi aucune des deux EC redoublent la 4P l’année suivante et 5% intègrent à plein temps l'enseignement spécialisé.

mars 2018
F2. Compétences des élèves en fin de 8P



La dernière année d’école primaire (8P), est un moment clé pour l’orientation des élèves. C’est en effet sur la base de leurs moyennes annuelles dans trois disciplines principales (français I, français II et mathématiques) que les élèves de 8P sont dirigés vers l’un des trois regroupements du Cycle d’orientation (R1, R2, R3) échelonnés dans leurs exigences scolaires.

Les connaissances et compétences acquises par les élèves de 8P sont évaluées tout au long de l’année par les enseignants titulaires de classes mais également au moyen d'épreuves externes élaborées par la Direction générale de l’enseignement obligatoire (DGEO). Ces épreuves cantonales (EC), ayant lieu en fin d’année scolaire, ont pour fonction principale de vérifier l’atteinte des objectifs du plan d’études romand par les élèves et participent également à la certification.

Cette rubrique présente les résultats des EC 2017 (année scolaire 2016-17) en français et en mathématiques : scores moyens et taux de réussite (proportion d’élèves de 8P ayant atteint le seuil d’exigences fixé par la DGEO). Cette rubrique renseigne également sur le lien entre certaines caractéristiques des élèves et la réussite aux EC : genre, milieu social, première langue parlée, situation dans la scolarité.

La part des élèves qui atteignent le seuil de réussite aux EC 2017 de 8P est variable selon la discipline : elle est nettement plus élevée en français I (95%) qu'en mathématiques (81%) et en français II (78%).

En fin de 8P, 13% des allophones et des élèves de milieu modeste échouent à l’EC de compréhension de l’écrit ; c’est également le cas de 23% des élèves en retard dans leur scolarité.

En mathématiques, domaine pour lequel les inégalités de réussite se creusent entre la 4P et la 8P, ces proportions sont beaucoup plus élevées : 25% des allophones, 29% des élèves de milieu modeste et 44% des élèves en retard ont échoué à l’EC en fin de 8P.

mars 2018
F3. Compétences des élèves en fin de 9e année



En première année du Cycle d'orientation (9e année de la scolarité obligatoire), les compétences des élèves sont évaluées dans les différentes disciplines du plan d'études romand (PER) tout au long de l'année par les enseignant-e-s.

Cette rubrique présente la distribution des moyennes annuelles en français, mathématiques et allemand dans les différents regroupements (R1, R2, R3, échelonnés selon un niveau croissant d'exigences scolaires).
Elle renseigne également sur les différences de moyennes qui existent entre filles et garçons, entre allophones et francophones, ou encore selon la catégorie socioprofessionnelle des parents, ou la situation dans la scolarité. Elle s'intéresse enfin à l'orientation des élèves en fin de 9e année selon leur statut de promotion.

Les filles sont meilleures que les garçons en français, ce qui est un constat habituel de la littérature scientifique. En 9e R3,48% des filles et seulement 31% des garçons ont une moyenne annuelle égale ou supérieure à 5 dans cette discipline. En revanche, constat plus inhabituel, filles et garçons obtiennent en mathématiques des moyennes annuelles similaires en 2016-17.

L’orientation dans les trois regroupements du CO est assez fortement liée au milieu social des élèves et l’on observe également des différences dans les moyennes annuelles de 9e en fonction de ce facteur. C’est notamment le cas en 9e R3 : en français et en mathématiques, plus de la moitié des élèves de milieu favorisé ont une moyenne égale ou supérieure à 5 ;
c’est deux fois moins chez les enfants de milieu modeste.

Le fait de parler une autre langue que le français à la maison est un facteur de risque dans les apprentissages scolaires. Les élèves parlant le français à la maison sont nettement plus nombreux dans la section à exigences élevées et y réussissent un peu mieux que leurs camarades allophones :
en R3, ils sont respectivement 44% et 34% à obtenir une moyenne annuelle égale ou supérieure à 5 en français ; 42% et 35% en mathématiques.

Les élèves ayant une année de retard en 9e obtiennent en général de moins bons résultats, le retard scolaire à ce stade de la scolarité étant souvent le signe de difficultés rencontrées dans les apprentissages antérieurs.
En R3, 20% environ des élèves en retard ont une moyenne inférieure à 4 en français (contre 6% des élèves « à l’heure »).

octobre 2017
F4. Compétences des élèves en fin de 11e année



Le Conseil d’État a fixé comme objectif pour l’enseignement obligatoire de permettre à chaque élève d’atteindre le seuil de maîtrise des attentes fondamentales définies dans le plan d’études romand (PER).

Cette rubrique présente le taux de réussite (proportion d’élèves ayant atteint le seuil de suffisance fixé par la direction générale de l'enseignement obligatoire (DGEO) aux épreuves communes (EVACOM) de 2017 (année scolaire 2016-17) en français, mathématiques et allemand dans les différentes sections (Communication et technologie [CT], Langues vivantes et communication [LC], Littéraire-scientifique [LS], échelonnées selon un niveau croissant d'exigences scolaires) et selon le profil des élèves de LS (latin, langues vivantes, scientifique). Elle renseigne également sur les différences de compétences qui existent entre filles et garçons, entre allophones et francophones, ou encore selon la catégorie socioprofessionnelle des parents, ou la situation dans la scolarité. Elle s'intéresse enfin aux relations entre les notes obtenues aux épreuves communes et les moyennes annuelles.

Bien que les barèmes soient adaptés aux exigences différenciées des sections, le pourcentage d'élèves atteignant la note de 4 (seuil de suffisance) est malgré tout plus élevé dans la section LS (section aux exigences scolaires les plus élevées) que dans les deux autres sections : 77% des élèves de LS réussissent l'EVACOM de français, contre 71% des élèves de LC et 57% des élèves de CT.

Ce sont globalement les élèves ayant le profil latin (L) qui réussissent le mieux les épreuves communes. Ils sont proportionnellement plus nombreux à atteindre le seuil de suffisance mais aussi à avoir obtenu de bonnes notes (5 et plus) dans toutes les disciplines y compris les mathématiques.

Les filles ont un meilleur taux de réussite que les garçons en français et c’est l’inverse en mathématiques. Dans cette discipline, les écarts filles-garçons sont toutefois quasi inexistants en section LS.

C’est en LS, section présentant la plus grande mixité sociale, que les différences selon le milieu social sont les plus marquées : près du tiers des élèves issus de milieu modeste ou défavorisé n'atteint pas le seuil de suffisance à l'épreuve de français contre 15% pour la catégorie sociale la plus favorisée.

Les élèves parlant le français à la maison sont un peu plus nombreux à obtenir de bonnes notes (5 et plus) à l’EVACOM de français que leurs camarades allophones ; en revanche, le fait d’être allophone ne semble pas avoir eu d’effet négatif sur la réussite à l’EVACOM de mathématiques.

Sans surprise, les notes obtenues par les élèves aux EVACOM sont corrélées de façon positive à leurs moyennes annuelles dans les mêmes disciplines : plus un élève a une moyenne annuelle élevée, plus il obtient également une note élevée à l’EVACOM.

En section LS d'une part, et en mathématiques d'autre part, il y a une meilleure correspondance entre les travaux d'évaluation des enseignants et l'épreuve externe.

octobre 2017
F5. Compétences des élèves du REP



Les élèves du réseau d’enseignement prioritaire (REP) sont plus souvent issus de milieu modeste ou défavorisé et/ou allophones. Du fait de ces caractéristiques sociales, les élèves qui fréquentent une école du REP ont, en moyenne, de moins bons résultats que les élèves scolarisés hors du REP.

Cette rubrique présente les résultats aux épreuves cantonales (EC) de 2017 (année scolaire 2016-17) en français et en mathématiques, selon le type d’école, et l’évolution des taux de réussite REP/hors REP depuis l’année scolaire 2012-13.

En 8P, même si la réussite à l’EC de compréhension de l’écrit est de manière générale très élevée, la part des élèves qui n’atteignent pas le seuil de réussite est près de deux fois supérieure dans les écoles du REP (13%) comparativement à celle observée hors du REP (7%). En mathématiques, les écarts de réussite en fonction du type d'école sont également marqués : 26% des élèves du REP n'atteignent pas le seuil de réussite contre 17% hors du REP.

La dispersion des scores obtenus aux EC est plus importante dans les écoles du REP quel que soit le domaine : les écarts entre les meilleurs élèves et les moins bons élèves y sont plus importants notamment parce que l’on y observe des scores faibles qui n'existent pas dans les autres écoles.

En ce qui concerne les trois disciplines principales déterminant l’orientation au secondaire I en fin de 8P (français I, français II, mathématiques), les moyennes annuelles des élèves du REP sont plus basses que celles des élève hors du REP. La proportion des élèves qui obtiennent une moyenne inférieure à 4 y est plus importante que dans les écoles hors du REP : 7% en français I, 19% en français II et 18% en mathématiques contre respectivement 4%, 11% et 12% hors du REP.

58% des élèves du REP sont admissibles en R3, contre près des trois quarts des élèves scolarisés hors du REP ; 30% des élèves du REP sont admissibles en R2, contre 21% hors du REP ; enfin 8% des élèves du REP sont admissibles en R1 contre 5% hors du REP.

mars 2018

G. Résultats – certification

  Mise en ligne
G1. Première et deuxième certification de niveau secondaire II



Permettre à un maximum de jeunes d’obtenir une certification secondaire II est l’un des objectifs prioritaires du Conseil d’Etat en lien avec celui de la Confédération et des cantons (« faire en sorte que 95% des jeunes de 25 ans possèdent un diplôme du secondaire II »). Obtenir un diplôme secondaire II est en effet de plus en plus considéré comme le bagage scolaire minimal requis pour pouvoir s’insérer durablement sur le marché du travail ainsi que, de façon générale, dans la vie sociale et économique.

Cette rubrique s’intéresse à la répartition de la certification secondaire II entre première et deuxième (voire troisième ou quatrième) certification obtenue. Elle présente également le taux genevois de première certification au plus tard à 25 ans.

En 2017, 7'630 certifications de niveau secondaire II ont été délivrées par des écoles publiques et privées genevoises, soit environ 350 de plus qu’en 2016. Cela correspond à 6'944 personnes certifiées, puisque certaines personnes ont obtenu deux certifications secondaire II en même temps.

Le taux de 1re certification secondaire II au plus tard à 25 ans s’élève à 85% en 2017.

Après un premier diplôme secondaire II, de plus en plus de jeunes poursuivent leur formation pour acquérir un deuxième, voire un troisième ou un quatrième, afin de compléter ou réorienter leur formation : 27% des certifiés possèdent en 2017 au moins deux certifications de niveau secondaire II acquises au plus tard à 25 ans.

Le nombre de personnes qui obtiennent une certification secondaire II après 25 ans a, quant à lui, plus que doublé depuis 2010 (900 personnes en 2017).

Pour comprendre ces résultats

septembre 2018
G2. Type de diplôme secondaire II et âge à l’obtention



« Revaloriser la formation professionnelle » est l’un des objectifs prioritaires du Conseil d’Etat tout comme « réduire la durée des parcours scolaires » et « offrir un dispositif de qualité incitant les adultes à se former et reconnaissant leurs acquis ».

Cette rubrique présente l’évolution et la répartition des certifications de niveau secondaire II délivrées par les écoles publiques genevoises, mais également celles des écoles privées ou celles délivrées selon l’article 33 de la nLFPr. Elle s’intéresse aussi à l’âge d’obtention de ces diplômes, ce qui renseigne, dans une certaine mesure, sur la durée des parcours scolaires mais aussi sur le cumul de plusieurs diplômes secondaire II.

Les diplômes des écoles publiques dont le nombre a le plus augmenté entre 2016 et 2017 sont la maturité gymnasiale (+79, soit +5%) mais surtout le CFC en école à plein temps (+135, soit + 6%), en raison de volées de candidats plus nombreuses et de meilleurs taux de réussite aux examens.

Le CFC est, depuis quelques années, le diplôme secondaire II le plus délivré par les écoles publiques genevoises (39% en 2017, dont 21% en voie duale).

Le commerce et la vente sont les domaines professionnels qui attirent le plus les apprentis (en 2017 le CFC d’employé de commerce représente 49% des CFC obtenus en école à plein temps et 25% des CFC obtenus par la voie duale).

septembre 2018
G3. Taux de réussite aux examens (secondaire II)



À l’issue d'une formation de niveau secondaire II, la réussite des élèves ou des apprenti-e-s se traduit par la délivrance d’une certification : maturité gymnasiale, professionnelle ou spécialisée, certificat de culture générale, certificat fédéral de capacité (CFC), attestation fédérale de formation professionnelle (AFP) ou certificat d’examen complémentaire à la maturité professionnelle (passerelle « Dubs » permettant de rejoindre une haute école universitaire).

Cette rubrique présente la proportion de candidats ayant réussi ou échoué aux examens entre 2015 et 2017, selon le diplôme et selon l'option ou l'orientation suivie. Elle renseigne également sur les écarts de réussite entre filles et garçons ou selon le milieu social.

En 2017, plus de 84% des candidats ont obtenu leur diplôme secondaire II, le taux de réussite aux examens de niveau secondaire II variant de plus de 95% pour la maturité gymnasiale à 70% pour le certificat de culture générale.

Au cours des années 2015 à 2017, les filles ont eu en moyenne un meilleur taux de réussite que les garçons à la maturité gymnasiale (97% contre 93%) et à la maturité spécialisée (80% contre 73%) ; du point de vue de l'origine sociale des élèves les taux de réussite varient aussi: 92% pour les enfants d’ouvriers, 95% pour les enfants d'employés et 96% pour les enfants de cadres supérieurs.

septembre 2018

H. Résultats – impacts et effets

  Mise en ligne
H1. Situation 18 mois après une certification secondaire II



Après l’obtention d’une certification de niveau secondaire II, commence une nouvelle phase importante pour l’avenir professionnel des jeunes, qui va les mener vers la vie active ou vers la poursuite d'études.

Cette rubrique présente la répartition selon le diplôme, le genre et la catégorie socioprofessionnelle de la volée des diplômés 2015. Elle s’intéresse également à la situation des diplômés du secondaire II, 18 mois après l'obtention de leur titre, à partir des données d’une enquête menée périodiquement par le SRED.

Le type de diplôme secondaire II obtenu est fortement différencié selon le genre et le milieu social d’origine : les jeunes femmes représentent 60% des titulaires d’un diplôme de type général ; à l’inverse, les jeunes hommes représentent 56% des titulaires d’un diplôme de type professionnel.

Les jeunes issus de milieu modeste sont sous-représentés parmi les titulaires de la maturité gymnasiale (21%) et sont à l’inverse surreprésentés parmi les titulaires d’un diplôme professionnel (68% des titulaires d’une AFP et 51% des titulaires d’un CFC dual).

Dix-huit mois après l’obtention de leur titre, 84% des jeunes titulaires d’un diplôme du secondaire II général poursuivent des études, alors que dans le cas d’un diplôme professionnel, 66% sont en emploi ou en recherche d’emploi.

La maturité professionnelle conduit aussi bien à poursuivre les études (essentiellement en HES) (55%) qu’à s’insérer sur le marché du travail (37%).

décembre 2017
H2. Accès au marché du travail



La transition vers l’emploi est une problématique majeure des systèmes de formation puisque le risque d’être confronté au chômage est plus élevé pour les jeunes que pour le reste de la population (5.4% contre 3.4% en moyenne; SECO, 2017).

Cette rubrique présente la situation sur le marché du travail des diplômés 2015 (en emploi, en recherche d’emploi) selon le diplôme. Elle s’intéresse également à la qualité de l’emploi exercé ainsi qu’aux perspectives d’avenir.

Les jeunes ayant obtenu un diplôme professionnel en 2015 ont une transition à la vie active plus difficile comparativement aux précédentes volées. Ces difficultés sont accrues dans le commerce et la construction, domaines d’activité dans lesquels les entreprises jugeaient en 2017 la situation économique mauvaise et les perspectives plutôt pessimistes.

Les jeunes titulaires d’une AFP ont des difficultés supplémentaires et connaissent le taux de recherche d’emploi le plus élevé (29% des titulaires) 18 mois après leur certification.

En ce qui concerne le CFC, le risque de chômage semble un peu plus faible pour le CFC dual (16% des titulaires sont en recherche d’emploi 18 mois après) que pour le CFC à plein temps en école (22%).

Les jeunes titulaires d’une maturité professionnelle arrivent plus facilement à trouver une place dans les 18 mois : parmi les 37% qui se dirigent vers le marché du travail, seuls 9% sont en recherche d’emploi.

Après l’obtention d’un titre secondaire II général, les passages vers la vie active restent minoritaires et ont souvent un caractère transitoire. 20% des titulaires d’un certificat de l’ECG occupent un emploi. C’est le cas d’à peine 9% des titulaires d’une maturité spécialisée et de 4% des titulaires d’une maturité gymnasiale.

décembre 2017
H3. Poursuite de la formation après une certification secondaire II



Après l’obtention d’une certification de niveau secondaire II, certains jeunes décident de poursuivre des études. C’est souvent le cas après un diplôme secondaire II général, mais depuis la mise en place des maturités professionnelles et des Hautes écoles spécialisées (HES), les détenteurs de titres professionnels continuent plus fréquemment des études.

Cette rubrique présente le type de formation suivie 18 mois après, selon le diplôme secondaire II obtenu, à partir des données d’une enquête menée périodiquement par le SRED (volée des diplômés 2015). Elle s’intéresse également à la satisfaction vis-à-vis de la formation suivie.

Comparativement à la volée 2013, les diplômés de 2015 poursuivent plus fréquemment des études après un certificat ECG ou une maturité spécialisée. Dix-huit mois après l'obtention de leur certificat de culture générale, 66% des titulaires sont en formation (contre 60% dans la volée 2013). C’est le cas de 85% des titulaires d’une maturité spécialisée (contre 74% dans la volée 2013).

La poursuite d’études après l’obtention d’un CFC dépend sensiblement de la voie suivie : 34% des jeunes ayant fait leur apprentissage à plein temps en école poursuivent leur formation contre 13% pour les apprentis de la voie duale.

L’attestation de formation professionnelle (AFP) fonctionne de plus en plus comme une propédeutique au CFC, pour les jeunes dont les difficultés scolaires ne leur permettaient pas de l'intégrer directement : plus de 40% des titulaires d’une AFP poursuivent une formation 18 mois après l’obtention de ce diplôme.

décembre 2017
H4. Niveau de formation de la population résidente



Le niveau de connaissances, de qualification et de compétences de la population adulte a des répercussions bénéfiques sur le bien-être individuel et social (épanouissement personnel, amélioration de la santé, plus grande participation à la vie civique, etc.) ainsi que sur la prospérité économique des pays. Posséder un diplôme secondaire II est aujourd’hui considéré comme étant le bagage scolaire minimal requis pour pouvoir s’insérer durablement sur le marché du travail et dans la vie sociale et économique d’une façon générale.

Cette rubrique présente le niveau de formation de la population adulte résidant à Genève selon différents critères (âge, lieu de naissance, genre), à partir des données de l'enquête suisse sur la population active (ESPA). Elle fournit aussi des informations sur la participation des femmes à la vie active ou sur l’employabilité des résidents selon leur niveau de formation.

À Genève, le niveau de formation de la population résidente adulte âgée de 25 à 64 ans, c'est-à-dire en âge de travailler et ayant le plus souvent achevé sa formation, a progressé depuis les années 2000. En 2015, 45% des résidents genevois déclarent avoir achevé une formation de niveau tertiaire contre 37% en 2000.

Genève connaît une migration de personnes peu qualifiées ou, à l’inverse, de personnes hautement qualifiées : en 2015, 23% des résidents genevois nés à l’étranger ne sont pas allés au-delà de la scolarité obligatoire et 44% ont achevé une formation de niveau tertiaire.

À Genève, les femmes de 25-64 ans sont nettement plus nombreuses qu’ailleurs en Suisse à avoir une formation tertiaire. En 2015, elles sont 44% dans cette situation, ce qui est une proportion similaire à celle observée pour les hommes du même âge (46%).

Les femmes sont beaucoup moins actives professionnellement (en emploi ou au chômage) lorsqu’elles ont un ou plusieurs enfants de moins de 15 ans vivant dans leur ménage : en 2015, 77% des mères avec un niveau de formation tertiaire sont en activité (contre 95% de leurs homologues sans enfant), 23% d’entre elles restant donc au foyer.

Les femmes actives résidant à Genève exercent moins souvent leur activité professionnelle à temps partiel que les autres femmes en Suisse, surtout lorsqu’elles ont un ou plusieurs enfants de moins de 15 ans : c’est le cas de 59% des mères résidant à Genève contre 81% en moyenne en Suisse.

décembre 2016



Historique des indicateurs statistiques

Avant 2015 : Indicateurs du système genevois d'enseignement et de la formation (SGEF)

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