Ecusson de la République et du canton de Genève


REPUBLIQUE
ET CANTON
DE GENEVE

Changer la couleur des liensDiminuer la taille du texteAugmenter la taille du texteImprimer la page
ge.ch  
 
Ge.ch > Statistique > Les 21 domaines > 03. Travail et rémunération > Chômage et places vacantes

Statistiques cantonales

Les 21 domaines : 03. Travail et rémunération

Chômage

Méthodologie

Statistique du chômage
Chômeurs et non-chômeurs
Les données sont obtenues par le biais d'une enquête exhaustive qui s'appuie sur les registres tenus par les Offices régionaux de placement (ORP). Toutes les personnes inscrites sont considérées comme demandeurs d'emploi et sont subdivisées en deux catégories : les chômeurs et les non-chômeurs.

Un demandeur d'emploi est chômeur s'il est sans emploi et immédiatement disponible pour un travail. Lorsqu'il n'est apte à prendre un emploi qu'ultérieurement, il est réputé demandeur d'emploi non chômeur. Dans la pratique, la diversité et l'évolution des situations individuelles empêchent le strict respect de cette démarche, et des aménagements accessoires sont parfais nécessaires. Ainsi, lorsqu'un demandeur d'emploi au chômage est inapte au placement pour une durée inférieure à 30 jours, il continue d'être considéré comme chômeur durant cette période. Il peut s'agir notamment des situations suivantes : service militaire, maladie ou suites d'accidents, gain intermédiaire, participation des certains cours ou encore exécution d'une peine.

Par contre, lorsqu'un demandeur d'emploi est inapte au placement pour une durée supérieure à 30 jours, il est considéré comme non chômeur durant cette période. Cela peut se produire dans les circonstances suivantes : écoles de recrues ou services d'avancement militaire, maladie ou accident entraînant une inaptitude au travail de plus de 30 jours, maternité, participation à un programme d'emploi temporaire supérieur à 30 jours ou exécution d'une peine de plus de 30 jours.

Chômeurs "en fin de droits"
L'attribution du statut de chômeur à un demandeur d'emploi s'appuie sur une conception économique du chômage. Cette notion doit donc être clairement distinguée d'un quelconque droit aux indemnités de chômage, qui ne joue aucun rôle dans cette approche du phénomène. Le lien entre les prestations de l'assurance-chômage et l'inscription à un ORP provient du fait que, pour toucher des indemnités, un chômeur a l'obligation d'être inscrit. Mais l'inverse n'est pas vrai, et les chômeurs inscrits ne bénéficient pas tous des prestations de l'assurance-chômage.

Lorsqu'un chômeur bénéficiaire a épuisé son droit aux indemnités, son statut peut évoluer de diverses manières suivant les cas:
  • si la personne se présente régulièrement à l'office régional de placement et qu'elle est toujours sans emploi et immédiatement disponible pour travailler, elle figure toujours dans la statistique des chômeurs inscrits;
  • si la personne a trouvé un emploi ou renonce à en chercher un, elle ne satisfait plus l'un des critères définissant le chômage et elle n'entre plus dans la catégorie des chômeurs;
  • si la personne est toujours sans emploi, qu'elle est disponible et qu'elle poursuit activement ses recherches, mais qu'elle renonce aux services de l'ORP, elle ne figure plus dans la statistique des chômeurs inscrits.

Taux de chômage
Le taux de chômage, calculé par le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), représente le rapport entre le nombre des chômeurs et le nombre des personnes actives. La notion de personnes actives englobe à la fois les personnes actives occupées et les personnes sans emploi. Est considérée comme personne active occupée, toute personne ayant une activité rémunérée d'au moins une heure par semaine.

Avant 2010, le taux de chômage calculé par le SECO a pour dénominateur la population active déterminée par le recensement fédéral de la population (RFP), qui dénombre les personnes dans la commune où elles vivent la majeure partie de la semaine (population permanente et non permanente).

Dès 2010, le dénominateur du taux de chômage (population active) est déterminé à partir du relevé structurel de la population, qui dénombre la population permanente au domicile principal.

Aux résultats du relevé structurel, sont ajoutés les diplomates et fonctionnaires internationaux domiciliés en Suisse selon le système d'information Ordipro du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). En effet, bien que faisant partie de la population résidente permanente, les diplomates et fonctionnaires internationaux domiciliés en Suisse ne sont pas couverts pour le moment par le relevé structurel.

Le relevé structurel est une enquête par échantillonnage. Par conséquent, le nombre de personnes actives pris en compte au dénominateur du taux de chômage doit être considéré comme une estimation. C'est pourquoi le SECO assortit le taux de chômage d’une lettre afin d’indiquer l’écart possible entre la valeur estimée et la réalité. Cette lettre indique le degré de précision des valeurs publiées et l’écart potentiel avec les valeurs réelles (coefficient de variation). La lettre A correspond à un degré de précision élevé, avec une marge potentielle allant de 0,0 % à 1,0 %. Les lettres B à G correspondent à des degrés décroissants de précision : B = 1,1 % à 2,0 %, C = 2,1 % à 5,0 %, D = 5,1 % à 10, %, E = 10,1 % à 16,5 %, F = 16,6 % à 25,0 %, G > 25,0 %. Le SECO renonce à publier les taux de chômage dont la précision fait partie de la catégorie D, E, F ou G. Le dénominateur du taux de chômage du canton de Genève bénéficie d'un degré de précision élevé (lettre A).

Entre janvier 2010 et décembre 2013, le dénominateur du taux de chômage repose sur les résultats du relevé structurel de 2010. Dès janvier 2014, il se fonde sur le cumul de trois relevés structurels annuels consécutifs ; les effectifs sont donc des estimations correspondant à une moyenne établie sur les données 2012, 2013 et 2014.

Entrées et sorties du chômage
Les entrées correspondent à la somme des nouvelles inscriptions au chômage avec le statut de chômeur et des passages du statut de non-chômeur à celui de chômeur. Inversement, les sorties se composent des désinscriptions de chômeurs et des passages du statut de chômeur à celui de non chômeur. Jusqu'en 2003, les chiffres d'entrées et de sorties du chômage concernaient l'ensemble des demandeurs d'emploi (chômeurs et non-chômeurs).

Demandeurs d'emploi non-chômeurs
Demandeurs d'emploi qui sont inscrits auprès des offices régionaux de placement mais, qui, à la différence des chômeurs, ne sont pas immédiatement disponibles ou ont un emploi. Le nombre de demandeurs d'emploi non-chômeurs correspond à la différence entre le nombre des demandeurs d'emploi enregistrés et celui des chômeurs.

Ils sont classés dans les quatre sous-catégories suivantes :
  • personnes en programme d'emploi temporaire;
  • personnes en mesure de reconversion et de perfectionnement;
  • personnes en gain intermédiaire;
  • autres demandeurs d'emploi non-chômeurs.

Fonction exercée
Les chômeurs inscrits sont répartis en huit catégories de fonction exercée :
  • indépendant : propriétaire d'entreprise ou membre d'une société collective ou en commandite,
  • cadre : exerce des tâches de direction, de coordination ou de contrôle,
  • spécialiste : responsable de tâches complexes et sous sa responsabilité,
  • non-spécialiste : exécute des tâches simples ne nécessitant pas de formation particulière,
  • apprenti : sorti d'un apprentissage ou d'une formation élémentaire,
  • travailleur à domicile : effectue des travaux à la maison pour le compte d'un employeur,
  • écolier, étudiant : sorti d'un établissement d'enseignement,
  • stagiaire (depuis 2009),
  • fonction non spécifiée (depuis 2009).

Niveau de qualification
On distingue trois types de qualification :
  • qualifié : personne ayant achevé, avec ou sans succès, un apprentissage ou des études;
  • semi-qualifié : personne ayant terminé une formation élémentaire conformément à l'article 49 de la loi fédérale sur la formation professionnelle ou ayant acquis ses aptitudes professionnelles au cours d'une période de formation de plusieurs mois (jusqu'à deux ans);
  • non qualifié : personne n'ayant bénéficié d'aucune formation professionnelle et capable, après instruction d'environ une semaine, d'effectuer des travaux simples, généralement de manœuvre.

Durée du chômage
La durée écoulée du chômage mesure le nombre de jours écoulés entre la date de référence (jour du relevé) et la date de l'inscription à l'office du travail (premier jour du chômage). Les périodes pendant lesquelles la personne n'a plus le statut de chômeur (par exemple : en cas de maladie, accident, maternité, service militaire, gain intermédiaire, travail de remplacement, reconversion, perfectionnement ou intégration professionnelle, etc.) sont soustraites.

Statistique des places vacantes
Objet de l'enquête
Jusqu'en mai 2004, les offres d'emploi correspondaient à des places vacantes à durée déterminée (temporaires) ou indéterminée (durables) annoncées sans obligation auprès des offices régionaux de placement (ORP), sauf pour les employeurs qui sollicitaient des autorisations pour travailleurs étrangers.

Depuis juin 2004, les places vacantes correspondent à des emplois libres déclarés sans obligation auprès des ORP, qui sont chargés d'actualiser les registres correspondants. Sans une demande explicite de prolongation, les places vacantes sont maintenues dans le système pendant deux mois au maximum. Les données publiées représentent le total des offres comptabilisées en fin de mois.

En raison du caractère peu exhaustif de ces chiffres, l’OCSTAT a été arrêté leur diffusion à fin 2008. De son côté, le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) continue de les publier :
https://www.amstat.ch/v2/index.jsp?lang=fr

Statistique des réductions de l'horaire de travail
Définition et objet
On entend par réduction de l'horaire de travail la réduction temporaire de l'horaire de travail ou la mise en disponibilité totale temporaire de travailleurs assortie normalement d'une réduction de salaire correspondante sous maintien du contrat de travail. L'introduction de réductions de l'horaire de travail dans l'entreprise doit viser à pallier un recul temporaire des activités et à préserver des emplois. L'indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail offre ainsi aux employeurs une alternative aux licenciements.

La statistique des réductions de l'horaire de travail porte sur les préavis d'autorisation de réduction délivrés par l'Office cantonal de l'emploi (OCE) à des entreprises d'au moins 6 travailleurs ou sur le nombre d'entreprises et de travailleurs touchés par une réduction d'horaire ainsi que sur le nombre d'heures effectivement chômées.

Licenciement collectif
Définition et objet
A Genève, il y a licenciement collectif, au sens de la loi sur le service de l'emploi, si au moins six employés sont licenciés durant un mois civil. Dans ce cas, les employeurs doivent annoncer le licenciement à l'Office cantonal de l'emploi (OCE).

La statistique de licenciement collectif est établie selon la date d’annonce à l’OCE. Les résultats des derniers mois sont provisoires. Les chiffres du mois précédent le mois de diffusion sont susceptibles de subir de fortes rectifications a posteriori. La série est donc actualisée avec un décalage d'un mois. Par exemple, les résultats de fin janvier sont disponibles début mars.

Demandeurs d'emploi inscrits dans le canton de Genève
Schéma
demandeurs d'emploi inscrits dans le canton de Genève, schéma