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Statistiques cantonales

Les 21 domaines : 04. Economie nationale et conjoncture

Enquêtes de conjoncture - commerce de détail

Méthodologie

Indicateur avancé IREG-CCIG-OCSTAT (ICO) de l’économie genevoise
Définition
Fruit d’un partenariat entre l’OCSTAT, la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG) et l’Institut de recherche appliquée en économie et gestion (IREG), l’indicateur avancé IREG-CCIG-OCSTAT (ICO) anticipe l’évolution économique du canton de Genève de trois à six mois.

L’IREG assume la responsabilité méthodologique de l’indicateur et en assure le calcul mensuel. La CCIG finance ce calcul. L’Office cantonal de la statistique (OCSTAT) diffuse l’indicateur et commente son évolution.

Précédemment nommé LEA-PICTET-OCSTAT (LPO), l'indicateur existe depuis 1997. Il a été révisé trois fois, en 2002, en 2007 et en 2017.

L’ICO a pour objectif de prévoir les points de retournement de la conjoncture (effet de bascule) du produit intérieur brut du canton de Genève (PIB nominal non désaisonnalisé). L’indicateur se veut donc davantage qualitatif que quantitatif. L’indicateur est construit sous forme d’indice. Les valeurs qu’il prend sont arbitraires et n’ont aucune signification en soi. En particulier, ce n’est pas parce que l’indicateur atteint la même valeur à deux dates distinctes (éloignées dans le temps) que la situation conjoncturelle est comparable. Seuls les points de retournement et les taux de variation sont interprétables.

Actuellement, l’ICO repose sur dix séries conjoncturelles :

Six séries mensuelles :
  • les entrées de demandeurs d’emploi (série désaisonnalisée) ;
  • les perspectives de production à 3 mois dans l’industrie (série désaisonnalisée) ;
  • les perspectives des entrées de commandes dans l’industrie (série désaisonnalisée) ;
  • l’indice de change nominal total ;
  • le Swiss Performance Index ;
  • le nombre de passagers à l'Aéroport de Genève (série désaisonnalisée) ;
Quatre séries trimestrielles :
  • les perspectives d’exportation dans l’industrie ;
  • l’évolution des bénéfices dans le commerce de détail ;
  • la marche des affaires actuelle dans la construction pour le second œuvre (série désaisonnalisée) ;
  • les perspectives de prix de vente à 3 trois mois pour la restauration.
L'indicateur est mis à jour mensuellement, mais de manière provisoire, lorsque toutes les séries mensuelles sont disponibles, ce qui est en principe le cas un mois et demi à deux mois après la date de référence des données.

Les mises à jour complètes sont, quant à elles, effectuées dès que les séries trimestrielles sont disponibles (ICO de mars, juin, septembre et décembre). Les résultats sont alors commentés et publiés sous la forme d’une Actualité.

Par ailleurs, une fois par an, lors de la publication de l'ICO de juin, l’indicateur fait l’objet d’une révision technique complète.

Enquêtes de conjoncture
Interprétation des résultats
Les enquêtes de conjoncture ont pour but de dégager les tendances actuelles et futures de la marche des affaires en interrogeant un échantillon de chefs d'entreprise volontaires.

Elles permettent de saisir les tendances de la marche des affaires au moyen de questions de nature principalement qualitative sur l'évolution récente constatée, sur l'appréciation de la situation présente et sur les perspectives d'évolution.

Les questions s'adressent aux dirigeants, qui doivent y répondre en se fondant sur la connaissance qu'ils ont de la situation de leur propre entreprise. Une consultation de la comptabilité n'est nécessaire que dans de rares cas seulement.

Les questions sont formulées en termes généraux afin de rester pertinentes quelles que soient les particularités des entreprises. Les questions étant pour la plupart qualitatives, les réponses à apporter ont trois modalités prédéterminées :
  • Modalité «positive» (exemples : la marche de nos affaires est bonne; le chiffre d'affaires a augmenté)
  • Modalité «neutre» (exemples : la marche de nos affaires est satisfaisante; le chiffre d'affaires est stable)
  • Modalité «négative» (exemples : la marche de nos affaires est mauvaise; le chiffre d'affaires a diminué).
Dans la règle, il est demandé de ne pas tenir compte des influences saisonnières, c'est-à-dire de variations répétitives et d'une ampleur comparable d'une année à l'autre, qui sont liées à des pratiques commerciales, à des évolutions saisonnières de la demande ou aux périodes de congé.

Les réponses de l'ensemble des entreprises participant aux enquêtes sont quantifiées selon la méthode du «solde». Un solde résulte de la différence entre la part de réponses «positives» – correspondant aux réponses des entreprises qui, par exemple, estiment «bonne» la marche de leurs affaires – et «négatives» – correspondant aux réponses des entreprises jugeant, par exemple, «mauvaise» la marche de leurs affaires. Les réponses sont pondérées selon la dimension de l'entreprise, déterminée par le nombre de personnes qu'elle emploie. Par définition, un solde varie entre – 100 (toutes les entreprises indiquent que la marche de leurs affaires est «mauvaise») et + 100 (toutes les entreprises indiquent que la marche de leurs affaires est «bonne»).

Les soldes résument donc de façon satisfaisante l'évolution de chaque indicateur retenu.

L’interprétation des séries doit cependant se faire avec prudence : on privilégiera toujours l’évolution d’une série à son niveau. Toutefois, si l’on veut essayer de qualifier son niveau, la référence doit toujours être la moyenne de longue période de la série pour tenir compte du comportement de réponse usuel des chefs d’entreprise.

Questionnaires et documents d’enquêtes