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Statistiques cantonales

Les 21 domaines : 14. Santé

Santé de la population

Méthodologie

Enquête suisse sur la santé
Objet de l'enquête
L'enquête suisse sur la santé (ESS) est une enquête par échantillonnage conduite tous les cinq ans depuis 1992 par l'Office fédéral de la statistique (OFS). Depuis 2010, elle s'inscrit dans le cadre du recensement de la population modernisé.

Les données sont collectées au moyen d'une interview téléphonique, complétée par un questionnaire écrit. L'enquête fournit, entre autres, des informations sur l'état de santé de la population, sur les comportements en matière de santé ainsi que sur l'utilisation des services de santé. Sa réalisation périodique permet d'observer les évolutions au cours du temps et d'étudier les effets des mesures de politique sanitaire.

L'ESS est réalisée dans l'ensemble du pays auprès d'un échantillon représentatif. L’univers de base est constitué de la population résidante permanente de la Suisse âgée de 15 ans ou plus vivant dans un ménage privé. En 2012, 21 597 personnes ont été interrogées à l'échelon suisse, dont 1 150 pour le canton de Genève. La taille de l'échantillon genevois permet de disposer de résultats représentatifs à l'échelon du canton.

Comme pour toute enquête par échantillonnage, les résultats de l’ESS sont des estimations qui comportent une marge d’erreur. Des intervalles de confiance à 95 % sont calculés afin de rendre compte de la précision de ces estimations.

Les résultats publiés résultent d'une extrapolation pondérée des réponses. Les valeurs basées sur moins de 30 réponses sont présentées entre crochets et doivent être considérées avec réserve.

Etat de santé
Les questions posées dans le cadre de l’ESS abordent la santé du point de vue subjectif, physique, psychique et sous l'angle de ses déterminants sociaux, conformément à la définition de l’OMS.

La santé subjective met l’accent sur l’évaluation, par l’individu, de sa propre santé. Cette information est importante dans la mesure où l'auto-évaluation de sa propre santé détermine grandement le recours à un praticien ou aux services de soins.

La santé physique est aussi évoquée à partir des déclarations des personnes interrogées et non sur le diagnostic d'un médecin. Sont abordés : les troubles physiques ressentis durant les quatre dernières semaines ayant précédé l’enquête, les problèmes de longue durée et les limitations dans les activités habituelles.

La santé psychique est appréhendée à travers des indices calculés à partir de questions portant sur l’état émotionnel ressenti lors des quatre dernières semaines précédant l’enquête (détresse psychique, énergie et vitalité) ou des problèmes survenus durant les deux semaines précédant l'enquête (dépression).

Les déterminants sociaux de la santé sont saisis à partir de questions ayant trait notamment aux conditions de vie et de travail ainsi qu'aux ressources personnelles et sociales dont disposent les individus.

Comportement
Le comportement individuel influençant la santé de l’individu fait l'objet dans l'ESS de plusieurs questions. Certaines concernent les comportements à risque (consommation de tabac, alcool, etc.), qui exposent les individus à des problèmes de santé. D'autres portent sur la pratique régulière d’une activité physique susceptible, par exemple, de préserver la santé des individus et réduire les risques de maladie.

Prévention
Dans l'ESS, les questions sur le recours à un examen préventif durant les douze mois précédant l'enquête permettent d'estimer la part de la population qui accède aux dépistages. Une partie des questions porte sur les contrôles préventifs courants effectués chez le médecin (diabète, tension, etc.). Une autre partie concerne la prévention du cancer (peau, sein, prostate, etc.).

Recours aux services de santé
L'ESS relève des données sur la fréquence des consultations chez le médecin (généralistes, spécialistes, gynécologues) et auprès d’autres professionnels médicaux et paramédicaux (dentiste, physiothérapeute, opticien, etc.). S’agissant des hospitalisations une distinction est faite entre traitements stationnaires (intra-muros) et ambulatoires.

Questionnaires et documents d’enquêtes Pour en savoir plus
Morbidité
VIH/SIDA et maladies infectieuses
Les nouveaux cas de maladies infectieuses se rapportent aux déclarations obligatoires faites par les médecins et les laboratoires aux autorités sanitaires. La statistique comptabilise les cas de maladies et non pas les personnes malades (par exemple, une personne affectée par deux maladies apparaîtra deux fois dans les chiffres). Pour les maladies infectieuses autres que le SIDA, l'année prise en compte est l'année de la déclaration. Pour le SIDA, il s'agit de l'année du diagnostic. Les chiffres annuels peuvent donc différer selon qu'il s'agit de l’année de déclaration ou de diagnostic.

En raison des décalages temporels dans l'enregistrement des données et des progrès scientifiques, l'Office fédéral de la santé publique réactualise de façon constante les chiffres sur les maladies infectieuses. Les éventuelles différences d'une publication à l'autre sont dues à une mise à jour régulière en fonction des nouvelles informations disponibles.

Le nombre de tests VIH positifs correspond aux résultats positifs du test VIH provenant des laboratoires de confirmation en Suisse, selon l'année du test et selon le canton de domicile de la personne. Les tests répétés connus sont exclus. Les déclarations des laboratoires sont complétées par des déclarations de résultats cliniques des médecins, par lesquelles il est possible de connaître notamment les voies de transmission de l’infection.

Cancer
Le dénombrement porte sur les tumeurs et non pas sur les personnes (certaines personnes peuvent avoir plusieurs cancers). Seules les tumeurs malignes sont prises en compte, c'est-à-dire les cancers ayant acquis toutes les caractéristiques de cette maladie, en particulier ses capacités d'extension.

La population de référence est la population domiciliée dans le canton de Genève.

La date du diagnostic retenue est la date de confirmation histologique ou, à défaut, la date d'admission dans l'établissement de soins où a été établi le diagnostic. La confirmation histologique est fournie par un examen anatomo-pathologique, cytologique ou hématologique. Le diagnostic peut aussi reposer sur des examens radiologiques ou, à défaut, être établi uniquement sur la base du statut clinique. Quelques cas (< 1 %) sont enregistrés sur la seule base d'un certificat de décès. Les atteintes tumorales multiples chez une même personne sont considérées comme des tumeurs primaires successives si elles apparaissent dans des organes différents ou, lorsqu'elles apparaissent dans le même organe, si elles sont de type histologique différent. Elles ne sont pas considérées comme nouvelles tumeurs quand elles apparaissent dans le même organe et sont du même type histologique (quel que soit le délai entre les tumeurs) ou quand la suspicion de tumeur métastatique est confirmée.

Le taux brut d'incidence correspond au nombre de nouveaux cas apparus dans la population au cours d'une période donnée, et s'exprime pour 100 000 personnes par an.

Le taux d'incidence cumulé (somme des taux spécifiques par âge) fournit la proportion d'individus qui sont atteints entre la naissance et 75 ans (limite arbitraire). Il peut être interprété comme la probabilité, pour un individu, d'être atteint durant sa vie entière, s'il vit jusqu'à cet âge.

Enfin, une estimation de l'efficacité thérapeutique est obtenue par le calcul du taux de survie nette. La survie nette est définie comme la survie que l’on observerait si la seule cause de décès possible était le cancer étudié. La survie nette est donc un indicateur théorique, qui a pour objectif de quantifier la mortalité liée à la maladie. La survie nette est appropriée pour des comparaisons temporelles ou entre pays, car elle s’affranchit des éventuelles différences de mortalité dues aux autres causes que le cancer.

Les estimations de survie nette ont été obtenues à partir d’une nouvelle méthode proposée par Pohar-Perme. Cette méthode ne requiert pas la connaissance de la cause de décès, comme toutes les méthodes classiquement utilisées pour estimer la survie nette à partir de données de registres de cancers (méthodes dites de « survie relative »). La survie nette est estimée à partir de la mortalité observée parmi les personnes atteintes de cancer de l’étude, toutes causes confondues et de la mortalité due aux autres causes de décès, c’est-à-dire de la mortalité attendue en l’absence de cancer.
Diagnostics principaux dans les hôpitaux et cliniques
La statistique médicale des hôpitaux recense chaque année les données des hospitalisations effectuées en Suisse. Les diagnostics principaux des cas d'hospitalisation sortis ou décédés durant l'année en cours ainsi que les cas présents au 31 décembre admis depuis plus de 12 mois sont relevés ici. Les diagnostics sont codés selon la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-10 GM ou OMS).

Pour en savoir plus
Mortalité
Causes de décès
Source des données et définition
La statistique des causes de décès est tirée de la statistique fédérale de l'état civil, réalisée par l'Office fédéral de la statistique. On distingue entre causes naturelles de décès (maladie, troubles divers et malformations entraînant la mort) et causes externes de décès (ou morts violentes : accidents, traumatismes divers, suicides, homicides, etc.).

La cause de décès retenue lors de l'élaboration des tableaux statistiques est la cause primaire du décès (principale maladie ou cause de l'accident mortel, responsables de la mort). Les groupements de causes de décès se basent sur la classification internationale des maladies et des problèmes de santé connexes, dixième révision (CIM-10), de l'organisation mondiale de la santé (OMS).

Ecarts entre le nombre de décès de la statistique cantonale de la population et celui de la statistique du mouvement naturel de la population
Des écarts peuvent apparaître entre les résultats extraits de la statistique cantonale de la population, fondée sur un registre administratif géré par l'Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) et ceux provenant de la statistique du mouvement naturel (BEVNAT), établie par l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Dans la statistique cantonale de la population, les décès sont enregistrés à partir du moment où ils ont été déclarés à l'OCPM. Certains évènements peuvent être déclarés avec retard. Ils seront alors dans le trimestre durant lequel la personne a fait la déclaration. Par ailleurs, la statistique cantonale de la population, qui est établie chaque trimestre, est diffusée relativement rapidement (environ 45 jours après la fin d'un trimestre). Ce rythme accentue la probabilité d'enregistrer des décès avec un décalage temporel.

Les résultats détaillés de BEVNAT sont, quant à eux, basés sur la date de l'évènement (date du décès, etc.) et sont diffusés selon un rythme annuel, en juillet. Le rythme de production et le calendrier de diffusion des résultats permettent d'intégrer les évènements enregistrés tardivement ou des rectifications qui ne figurent pas dans la statistique cantonale de la population - corrections de certains grands retards d’enregistrement ou corrections de retards dus à des compléments d’information lorsque, par exemple, le décès a eu lieu à l’étranger ou encore quand il a pour cause une « source externe » (mort violente demandant une enquête…).

Années potentielles de vie perdues
Les années potentielles de vie perdues permettent de mettre en évidence le poids de divers groupes de causes de décès. Principe : on calcule le nombre d'années, entre 1 et 70 ans, que "perd" une personne décédée entre ces deux âges; l'influence de la mortalité infantile (mortalité au cours de la première année de vie) est ainsi éliminée.

Mortalité infantile
En démographie, l'expression mortalité infantile a le sens précis de mortalité des enfants de moins d'un an. On entend par :
  • mortalité néonatale, la mortalité au cours de la période néonatale, laquelle comprend les 28 premiers jours de la vie;
  • mortalité néonatale précoce, la mortalité au cours de la première semaine de la vie;
  • mortalité post-néonatale (parfois abrégée en mortalité postnatale), la mortalité pendant la période qui s'étend de la fin de la période néonatale au premier anniversaire.
Est réputé enfant mort-né, et doit être déclaré comme tel, tout enfant qui, après son expulsion complète (tête, tronc, membres) du corps de la mère, ne respire pas, chez lequel on n'observe pas non plus de battement du cœur, et dont la taille dépasse 30 cm.

Schéma
Nombre d'années potentielles de vie perdues, selon le sexe et les principales causes, dans le canton de Genève

Pour en savoir plus
Santé reproductive
Accouchements
L'issue de l'accouchement peut être une ou plusieurs naissances, qu'il s'agisse d'enfants nés vivants ou de mort-nés. On parle d'accouchement simple s'il n'y a qu'une naissance et d'accouchement multiple (ou gémellaire) s'il y a plusieurs naissances.

Le nombre d’accouchements enregistrés ici correspond au nombre de parturientes. On ne compte qu’un seul accouchement quel que soit le nombre d’enfants (nés vivants ou mort-nés) mis au monde lors de cet événement.

Les résultats proviennent de la statistique médicale de l'Office fédéral de la statistique (OFS). Cette statistique recense, entre autres, les séjours hospitaliers en lien avec les accouchements ayant eu lieu dans le canton de Genève (Hôpitaux universitaire de Genève, cliniques privées et maisons de naissance). Sont ainsi considérés comme accouchements, les séjours qui sont associés à un ou plusieurs codes de diagnostic ou traitement suivants :
  • codes de la Classification internationale des maladies (CIM-10) relatifs à la naissance (O80-O84) ou au résultat de l’accouchement (Z37.-);
  • codes de la Classification suisse des interventions chirurgicales (CHOP) relatifs aux interventions obstétricales (74.-).
Par ailleurs, les résultats de la statistique de l'OFS sont complétés avec des informations sur les accouchements à domicile pratiqués par des sages-femmes indépendantes, membres de la Fédération suisse des sages-femmes.

Interruptions de grossesse
L'interruption de grossesse (IG) peut être pratiquée à Genève pour autant que certaines conditions soient réunies (cf. Code pénal suisse, article 119) et qu'une procédure réglementée par la législation genevoise soit suivie (cf. règlement E 4 10.04).

En particulier, depuis le 1er octobre 2002, le régime dit du délai permet l'avortement pendant les 12 premières semaines de grossesse (à compter du début des dernières règles) sur demande écrite de la femme qui invoque une situation de détresse.

Le médecin consulté est tenu de :
  • s'entretenir au préalable avec la femme et de lui remettre un dossier sur les centres de consultation et d'aide, ainsi que sur les possibilités d'adoption d'enfants;
  • s'assurer que les mineures de moins de 16 ans se sont d'abord adressées à un Centre de consultation spécialisé pour mineures.
Après le délai de 12 semaines, la femme peut interrompre sa grossesse pour écarter un danger d'atteinte grave à l'intégrité physique ou de situation de détresse morale profonde, sur avis médical. Les motifs doivent alors être d'autant plus importants et solides que la grossesse est avancée.

Les interruptions de grossesse non punissables au sens de l’art. 119 du code pénal suisse sont prises en charge par l'assurance-maladie de base.

Selon l'art. 118 du code pénal, la femme enceinte qui se fait avorter après la 12ème semaine de grossesse sans remplir les conditions de l'art. 119 du code pénal sur la mise en danger de la santé de la mère, commet un délit passible de l'emprisonnement ou de l'amende.

Pour en savoir plus
Santé des nouveau-nés
Généralités
La statistique du poids et de la taille à la naissance est tirée de la statistique fédérale du mouvement naturel de la population. Cette statistique concerne tous les enfants, tant nés vivants que mort-nés (les définitions de l'enfant né vivant et de l'enfant mort-né figurent dans le domaine population > mouvement naturel > définitions).

Les résultats présentés ne concernent que les naissances vivantes.

Soulignons qu’il n'existe actuellement que peu de données sur la constitution physique de la population. Cependant, des informations sur la taille et le poids des résidents adultes du canton, selon le sexe et par groupe d’âges, se trouveront prochainement dans le chapitre Mode de vie (actuellement en développement).

Pour en savoir plus